Vidéos d’Amrita Ahluwalia

Professeur de Pharmacologie vasculaire, Amrita Ahluwalia est en même temps codirectrice du William Harvey Research Institute [WHRI] de Londres.

 

Elle a travaillé sur plusieurs sujets:

- rôle du récepteur B1 des kinines dans les maladies cardiovasculaires,

- différences sexuelles concernant la fonction cardiovasculaire et la susceptibilité aux maladies cardiovasculaires,

- rôle des récepteurs TRVP1 dans la réactivité vasculaire,

- enfin, depuis plusieurs années, effets physiologiques des ions nitrate NO3- et nitrite NO2-, ainsi que leur rôle en pathologie cardiovasculaire.

Le blog «Nitrates et Santé – Le blog des nitrates» montre ici deux brèves vidéos qui lui permettent d’exposer les bases scientifiques du sujet «nitrates-santé cardiovasculaire».

Placée sous l’égide de la British Pharmacological Society, la première vidéo dure 4 minutes et 48 secondes. L’auteur y évoque les effets cardiovasculaires bénéfiques des ions nitrate NO3- d’origine alimentaire et des ions nitrite NO2-, effets qui font intervenir la libération d’oxyde nitrique NO. Ces ions ont un effet hypotenseur. Ils jouent un rôle protecteur vis-à-vis des troubles d’origine coronarienne. Riches en nitrate, les légumes verts exercent, de ce fait, leur effet préventif bien connu à l’égard de l’apparition des maladies cardiovasculaires.

 (voir ici)

 D’une durée de 1 minute 46 secondes, la seconde vidéo retrace les mêmes idées-forces. Elle insiste, notamment, sur l’intérêt de la consommation de betterave, ou bien de celle du jus de betterave.

 (voir là)

(ou encore là)

 Destinées au très grand public, ces vidéos sont trop brèves pour servir de réelle démonstration. Mais elles ont un avantage, celui de faire sentir le sérieux de la démarche scientifique sous-tendant les travaux.

Plus d’une dizaine de fois, le blog «Nitrates et santé – Le blog des nitrates» a déjà eu l’occasion de résumer et/ou de commenter des travaux du professeur Amrita Ahluwalia [Cf. les rubriques du 8 12 2009, du 28 09, des 1 et 5 10 2010, du 12 06 2012, des 7 02, 30 06 et 18 12 2013, du 30 05 2014, du 01 02 2015, des 8 et 20 03, 15 et 24 04, 23 et 27 09 2016].

De même, le blog a signalé sa participation

- au 3ème Symposium International de Stockholm [Suède] des 17 et 18 juin 2009, consacré au rôle des ions Nitrite et Nitrate en Physiologie, Physiopathologie et Thérapeutique  [Cf. rubrique du 8 12 2009],

- à la Conférence d’Atlanta [Géorgie, USA] du 11 au 13 mai 2011 consacrée au rôle des ions Nitrite et Nitrate en Physiologie, Physiopathologie et Thérapeutique [Cf. rubrique du 25 04 2011],

- à la 7ème Conférence Internationale d’Edimbourg [Ecosse] du 22 au 26 juillet 2012 sur la Biologie, la Chimie et les Applications Thérapeutiques de l’Oxyde Nitrique [Cf. rubrique du 7 07 2012],

- à la Conférence Internationale de Cleveland [Ohio, USA] du 16 au 20 juin 2014 réunissant

- la 8ème Conférence Internationale sur la Biologie, la Chimie et l’Application Thérapeutique de l’Oxyde Nitrique

- et la 6ème Réunion Internationale sur le Rôle des ions Nitrite et Nitrate en Physiologie, Physiopathologie et Thérapeutique [Cf. rubrique du 18 06 2014].

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Supplémentation en nitrate, cycliste entraîné

McQuillan, J.A., Dulson, D.K., Laursen, P.B. and Kilding, A.E. (2016) The effect of dietary nitrate supplementation on physiology and performance in trained cyclists. International Journal of Sports Physiology and Performance. Sous presse.

(voir l'abstract ici)

Participant à une étude en double aveugle contre placebo et en crossover, huit cyclistes bien entraînés, de sexe masculin, de 26 ans en moyenne, ingèrent chaque jour pendant 8 jours consécutifs:

- soit 70 ml d’un jus de betterave riche en nitrate leur apportant 248 mg NO3- j-1 [NIT],

- soit 70 ml d’un jus de betterave déplété en nitrate, qui ne leur en fournit qu’une quantité infime [PLA].

Durant les jours 6, 7 et 8, ils effectuent des efforts d’intensité croissante [incremental ramp assessment] sur cyclo-ergomètre, afin de pouvoir vérifier les performances physiques.

A J 6, les résultats sur la consommation maximale d’oxygène [VO2peak] et les seuils ventilatoires sont peu clairs, ou minimes [Relative to PLA, 6 days of NIT supplementation produced unclear effects for VO2peak and first ventilatory threshold and trivial effects for both second ventilatory threshold and exercise economy on day 7].

A J 8, par contre, en cas d’ingestion de nitrate, le temps nécessaire pour effectuer l’effort programmé sur 4 km apparaît diminué, en même temps que se trouve accrue la puissance développée [However, effects for time-trial performance time and power on day 8 were likely beneficial].

Les résultats de cette étude néo-zélandaise [Hamilton et Auckland, Nouvelle-Zélande] viennent s’ajouter à tous ceux des études déjà consacrées aux effets ergogéniques de la supplémentation en nitrate sur la performance physique, dans des cas d’activité d’endurance de haute intensité [Voir: Rubriques par thème et Rubriques par thème 2].

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Supplémentation en nitrate et déclin cognitif

Curry, B.H., Bond, V., Pemminati, S., Gorantla, V.R., Volkova, Y.A., Kadur, K. and Millis, R.M. (2016) Effects of a dietary beetroot juice treatment on systemic and cerebral haemodynamics–A pilot study. Journal of Clinical and Diagnostic Research 10(7) CC01-CC05

(voir l'abstract ici)

Les auteurs de l’article résident les uns à Washington [District de Columbia, USA], les autres à Saint John’s [Etat d’Antigua et Barbuda].

Leur travail préliminaire porte sur 10 femmes jeunes, âgées de 20 à 21 ans, en bonne santé et d’ethnie afro-américaine. Elles ingèrent:

- soit 500 ml d’un jus de betterave riche en nitrate (1500 mg NO3- l-1) [CAJ Food Products, Inc, Fishers, IN], leur apportant 750 mg de nitrate NO3-,

- soit 500 ml d’un jus d’orange ne leur apportant pas de nitrate.

Deux heures plus tard, ces jeunes femmes sont étudiées au repos, ainsi qu’à deux niveaux d’exercice sur cyclo-ergomètre: à 40 et à 80 % de leur consommation maximale d’oxygène [VO2 peak].

La concentration sanguine du NO apparaît trois fois plus élevée deux heures après l’ingestion de jus de betterave que deux heures après l’ingestion de jus d’orange: en moyenne et respectivement 13 et 4 nM.

La tension artérielle systolique est trouvée statistiquement moins élevée deux heures après l’ingestion de jus de betterave que deux heures après l’ingestion de jus d’orange:

- au repos: en moyenne et respectivement 112 et 119 mm Hg,

- à 40 % du «VO2 peak»: en moyenne et respectivement 121 et 129 mm Hg,

- à 80 % du «VO2 peak»: en moyenne et respectivement 151 et 161 mm Hg.

Par Doppler transcrânien, les auteurs mesurent également, en regard de l’artère cérébrale moyenne, un indice connu pour témoigner de la rigidité artérielle et de l’avancée en âge cardiovasculaire, l’indice d’augmentation. Au repos, l’indice n’est pas statistiquement différent deux heures après l’ingestion de jus de betterave versus deux heures après l’ingestion de jus d’orange. Par contre, lors de l’effort, il est significativement moins élevé deux heures après l’ingestion de jus de betterave que deux heures après l’ingestion de jus d’orange, à 40 comme à 80 % du «VO2 peak». Il est ainsi estimé

- en moyenne et respectivement à 62 et 79 % à 40 % du «VO2 peak»,

- en moyenne et respectivement à 60 et 80 % à 80 % du «VO2 peak».

En conclusion, les auteurs émettent le vœu que des études à venir précisent si, ajoutée au traitement classique anti-hypertenseur, une supplémentation alimentaire régulière en nitrate est ou non en mesure, de manière à la fois sûre et efficace, d’abaisser la tension artérielle, de diminuer la rigidité artérielle cérébrale et finalement de ralentir le déclin cognitif [Dietary guidelines for the clinical management of hypertension-related cognitive decline are lacking and future studies should determine whether dietary nitrate supplementation is a safe, effective adjunct to current antihypertensive treatments for lowering blood pression, lessening cerebrovascular stiffness and ameliorating cognitive decline].

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Vidéo d’Andrew Jones

Aux lecteurs anglophones, le blog «Nitrate et santé – le blog des nitrates» recommande une courte vidéo enregistrée il y a quatre ans, en 2012.

(voir la vidéo ici)

Dans cette brève interview, d’une durée légèrement inférieure à cinq minutes, le professeur Andrew Jones répond à la question: «How much beetroot juice can increase your exercise performance?» [De combien le jus de betterave peut-il augmenter vos performances sportives?].

Rappelons qu’Andrew Jones est professeur de physiologie appliquée à l’Université d’Exeter [Royaume Uni] (voir son profil scientifique ici)

L’avantage d’une vidéo comme celle-ci est, entre autres, de montrer le visage d’un homme scientifique bien connu pour ses travaux, aussi nombreux qu’importants, sur les liens existant entre les nitrates alimentaires et les performances physiques et sportives.

Depuis 2009, le blog «Nitrate et santé – le blog des nitrates» a résumé, et éventuellement commenté, 34 articles à la rédaction desquels il a ainsi pu activement participer.

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Apports en nitrate et résistance à l’insuline

Li, T., Lu, X., Sun, Y. and Yang, X. (2016) Effects of spinach nitrate on insulin resistance, endothelial dysfunction markers and inflammation in mice with high-fat and high-fructose consumption. Food and Nutrition Research. Sous presse.

(voir l'abstract ici)

Les auteurs chinois [Université Normale du Shaanxi, Xi’an, République Populaire de Chine; Université Baptiste de Hong Kong] présentent une étude expérimentale, réalisée chez 40 souris Swiss-Kunming, mâles et en bonne santé.

Pendant 28 jours consécutifs, les souris sont nourries avec une alimentation riche à la fois en fructose et en graisse […a high-fat and high-fructose diet…]. Simultanément, en fonction de l’importance des apports en nitrate NO3- fournis chaque jour par gavage à partir d’une poudre d’épinards contenant 1913 mg NO3- kg-1, les animaux sont répartis en 4 groupes de 8 individus chacun:

- groupe modèle: 0 mg NO3- kg-1 de poids corporel,

- groupe à dose faible: 15 mg NO3- kg-1 de poids corporel,

- groupe à dose moyenne: 30 mg NO3- kg-1 de poids corporel,

- groupe à dose forte: 60 mg NO3- kg-1 de poids corporel.

Par ailleurs, 8 animaux témoins reçoivent un régime normal sans apport en nitrate.

Au terme des 28 jours de l’expérimentation, les animaux sont sacrifiés, des prélèvements sanguins étant effectués par ponction cardiaque.

Les constatations sont les suivantes:

Chez les souris soumises à un régime riche en graisse et en fructose, les nitrates apportés par la poudre d’épinards donnent lieu:

- à une augmentation des teneurs sériques

- en nitrite NO2-,

- et en HDL cholestérol (dit «bon» cholestérol),

- et à une diminution des teneurs sériques

- en endothéline 1 [ET-1],

- en triglycérides,

- en cholestérol total,

- en LDL cholestérol (dit «mauvais» cholestérol),

- en C-réactive protéine,

- en TNF α,

- et en interleukine-6.

Les auteurs font également appel à une méthode quantifiant la résistance à l’insuline: l’«Homéostasis Model Assessment» [HOMA]. Chez les souris soumises au régime riche en graisse et en fructose, la résistance à l’insuline est nettement diminuée en cas d’apport concomitant de 60 mg de nitrate NO3- kg-1 j-1: en moyenne, 1.02, que l’on peut comparer au chiffre de 2.05 obtenu en cas d’absence d’apport nitraté.

Chez la souris soumise à un régime riche en graisse et en fructose, un apport nitraté de plusieurs jours provenant d’épinards améliore ainsi, à la fois, le métabolisme lipidique, la résistance à l’insuline et la fonction endothéliale. Les auteurs chinois suggèrent que, sous forme de supplémentation alimentaire, les épinards puissent constituer dès lors un moyen de prévention prometteur à l’égard de la résistance à l’insuline, caractéristique du diabète de type 2 [This study for the first time showed the ameliorative effects of spinach nitrate on lipid metabolism, insulin resistance, endothelial function, and inflammation in high-fat and high-fructose diet-fed mice. Our findings also suggest that spinach is a promising nitrate resource of dietary supplements for insulin resistance prevention, and provide basic information for exploring the potential benefits of dietary spinach against chronic diseases induced by high fat or high fructose].

Commentaire du blog

Un apport de 60 mg NO3- kg-1 j-1 est important. Chez l’homme, l’apport habituel en nitrate est, en moyenne, de 75 mg NO3- j-1, soit de 1 à 1.25 mg NO3- kg-1 j-1

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Poivre du Chili, salami, teneurs en nitrate et nitrite

Colavita, G., Piccirilli, M., Iafigliola, L. and Amadoro, C. (2014) Levels of nitrates and nitrites in chili pepper and ventricina salami. Italian Journal of Food Safety 3, 114-116

(voir l'abstract et le texte entier ici)

Le salami Ventricina est un saucisson fait de viande de porc, abondamment pimenté de poivre de Chili. Il est traditionnellement produit dans deux régions italiennes, les Abruzzes et le Molise.

Les auteurs italiens [Université du Molise, Campobasso] mesurent les teneurs en nitrate NO3- et en nitrite NO2-:

- du poivre du Chili cultivé selon des procédés agronomiques traditionnels,

- du poivre du Chili cultivé selon un procédé agronomique organique,

- d’une poudre de poivre du Chili disponible dans le commerce,

- d’échantillons de salami Ventricina sans addition de nitrate de sodium NaNO3 [t0], puis 50 jours plus tard [t50],

- d’échantillons de salami Ventricina comportant une addition de 109 mg NO3- kg-1 sous forme de nitrate de sodium NaNO3, au moment de l’adjonction [t0] et 50 jours plus tard [t50],

Les résultats obtenus sont, en moyenne, les suivants:

 

Teneur en nitrate NO3-

(mg kg-1)

Teneur en nitrite NO2-

(mg kg-1)

Poivre du Chili

– procédé traditionnel

 

394

 

< 5

Poivre du Chili

- Procédé organique

 

531

 

< 5

Poivre du Chili

- Poudre commerciale

 

325

 

< 5

Salami Ventricina

- sans adjonction de nitrate de sodium NaNO3

-à t0

-à t50

 

 

 

< 5

< 5

 

 

 

< 5

< 5

Salami Ventricina

- avec adjonction de 109 mg de NO3- kg-1

-à t0

-à t50

 

 

 

134

129

 

 

 

< 5

29

En moyenne, la concentration de nitrate NO3- dans le poivre du Chili étudié est plus importante en cas de culture biologique qu’en cas de culture traditionnelle. Selon les auteurs italiens, la différence n’est cependant pas statistiquement significative [Biological farming has led to a greater concentration of nitrates in the pepper studied, but the difference with traditional method of cultivation was not significant].

Bien que le salami Ventricina contienne du poivre du Chili en relative abondance, ses concentrations en nitrate NO3- restent minimes tant qu’il n’est pas procédé à une adjonction de nitrate de sodium NaNO3 [Nitrates concentrations were irrelevant in ventricina sausages without sodium nitrate added]. Les auteurs en concluent que la présence de poivre du Chili dans un salami ou une saucisse n’est pas en mesure de retentir sur leurs concentrations en nitrate NO3- et en nitrite NO2- [The results of this study showed that the addition of high amounts of organic chili pepper has no influence on the concentration of nitrates and nitrites in sausages].

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Réponse à l’écologisme

Buson, C., Apfelbaum, M., Bardinet, J.-P., Beslu, P., Gérondeau, C., Houdebine, L.-M., Julien, J.-L., L’hirondel, J.-L., Monnier, C., Proust, J.-F., Veyres, C. et Voiron, H. (2016) Réponse à l’écologisme. Comment la connaissance permet de réfuter les peurs entretenues. Préface de C. Allègre. L’Harmattan ed. 315 p.

(voir la référence ici)

«Et si nous abordions enfin les questions écologiques à la lumière de la science. Nous assistons en permanence depuis plusieurs décennies à des alertes exagérées, à l’omniprésence d’organisations écologistes influentes, bref à des déluges de contre-vérités. Nous pourrions en sourire tant le grotesque et l’inconsistance des propos sont la plupart du temps manifestes.

Mais la désinformation obtenue par la répétition de ce «prêt à penser écologiste» et sa pénétration généralisée dans les écoles, de la maternelle à l’enseignement supérieur, et dans notre réglementation, nous amènent à proposer dans cet ouvrage un début de réponse critique argumentée.

Il s’agira pour nous, médecins et ingénieurs expérimentés, d’illustrer comment les connaissances établies permettent de battre en brèche nombre d’assertions erronées qui désorientent trop souvent nos décisions.

Il est grand temps d’abandonner la religion de l’écologisme et les déclamations incantatoires des «sauveurs de la planète», pour nous tourner vers les sciences de l’environnement et de la santé».

C’est ainsi qu’est présenté l’ouvrage en quatrième page de couverture.

Les thèmes abordés sont nombreux: peurs alimentaires infondées [M. Apfelbaum] – nitrates et santé [J.-L. L’hirondel] – produits phytosanitaires et santé [J.-F. Proust] – polychlorobiphényles (PCB), dioxines, furanes et santé (H. Voron] – crainte du manque de terres arables et de la «dégradation» des sols [H. Voron] – crainte du manque d’eau en France [H. Voron] – crainte des organismes génétiquement modifiés (OGM) [L.-M. Houdebine] – place de l’agriculture biologique [L.-M. Houdebine; J.-L. Julien] – nitrates, phosphates et mécanisme des proliférations algales [C. Buson] – «fonte» de l’Antarctique et niveau de la mer [H. Voron] – «transition énergétique» et énergies intermittentes [C. Gérondeau] – question climatique [J.-F. Proust, J.-P. Bardinet, P. Beslu, C. Veyres, H. Voron]. Le vingtième et dernier chapitre: «L’agriculture au risque de l’écologisme», quant à lui, est rédigé par un ingénieur agronome de longue expérience, puisque né en 1916 [C. Monnier].

Deux chapitres retiennent ici spécialement l’attention:

▪ Nitrates et santé [J.-L. L’hirondel]

Il s’agit d’un état des lieux présenté en 8 pages [+ 4 pages de références bibliographiques]

▪Introduction

▪ Griefs à l’encontre des nitrates

Méthémoglobinémie du nourrisson

Risque cancérigène

▪ Effets bénéfiques des nitrates

▪ Conclusion

En conclusion, l’auteur écrit: «La limite maximale de 50 mg de nitrate/litre dans l’eau d’adduction publique est depuis longtemps scientifiquement périmée».

La référence de «Nitrates et santé – Le blog des nitrates», à savoir: http:// blog-nitrates.fr/ est citée en fin d’article.

▪ Nitrates, phosphates, mécanisme des proliférations algales [C. Buson]

Le texte comprend douze pages [+ 3 pages de références bibliographiques]

▪ Les proliférations algales

▪ La cascade de l’azote: une étonnante hypothèse émise par Galloway

▪ Le cas des «marées vertes» en Bretagne

▪ La région Bretagne n’est pas saturée par les déjections animales des élevages; elle est en déficit structurel et doit «importer» des engrais azotés

▪ Critique du rapport interministériel d’expertise de 2012

▪ Du mauvais usage d’un indicateur biologique: la mulette perlière (Margaritifera margaritifera)

▪ Conclusion

En conclusion, l’auteur écrit: «Les nitrates ne provoquent jamais de proliférations algales et c’est sur le phosphore présent dans le milieu aquatique que les efforts doivent uniquement porter pour circonscrire le phénomène (d’eutrophisation)».

Commentaire du blog

L’ouvrage est une réponse scientifique à maintes erreurs véhiculées, et répétées, sans esprit critique par les médias (dont les erreurs ayant trait aux nitrates). On ne peut que vivement recommander sa lecture à quiconque souhaite asseoir sa réflexion sur des bases solides.

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Apports en nitrate, mucoviscidose et FeNO

Kerley, C.P., Kilbride, E., Greally, P. and Elnazir, B. (2016) Dietary nitrate acutely and markedly increased exhaled nitric oxide in a cystic fibrosis case. Clinical Medicine and Research Online Rapid Release doi/10.3121/cmr.2016.1320

(voir l'article entier ici)

La mucoviscidose s’associe volontiers à une diminution de la fraction d’oxyde nitrique NO dans le gaz expiré, la FeNO [Cystic fibrosis is a chronic lung condition which is associated with decreased fraction of exhaled NO (FeNO)].

Les conséquences de la diminution de la FeNO lors de la mucoviscidose ne sont pas encore clairement établies. On sait cependant que la fonction pulmonaire des patients atteints de mucoviscidose évolue parallèlement aux teneurs en NO des voies respiratoires et aux teneurs de ses métabolites dans l’expectoration. [The impact of decreased FeNO in cystic fibrosis is unclear […]. Interestingly, pulmonary function in cystic fibrosis subjects is positively correlated to airway NO and sputum NO metabolites].

Chez les patients atteints de mucoviscidose, plusieurs tentatives thérapeutiques ont déjà cherché à augmenter la fraction d’oxyde nitrique NO dans l’air expiré (FeNO). Il s’agit, en l’occurrence, d’ingestions de doses plus ou moins importantes de L-arginine, de 150 à 600 mg kg-1 jour-1, ou du recours à un inhibiteur de l’enzyme 3’5’-nucléotide cyclique phosphodiestérase (PDE5), le sildénafil (ViagraR). Les résultats ont été peu probants.

Les auteurs irlandais [Dublin, République d’Irlande] se proposent de vérifier chez un patient atteint de mucoviscidose si l’ingestion d’une forte dose de nitrate alimentaire retentit ou non sur la teneur en oxyde nitrique NO de l’air expiré.

Un  jeune garçon de 12 ans est porteur d’une mucoviscidose. Son affection a débuté tôt dans la vie sous la forme d’infections respiratoires récidivantes et d’essoufflements. Elle est diagnostiquée à l’âge de 9 ans

- par un test à la sueur positif: 112 et 106 mmol de chlore (normale inférieure à 30 mmol de chlore),

- et par une analyse génotypique (recherche de mutations présentes sur le gène CFTR).

[An initial sweat test chloride of 112 and confirmatory sweat test chloride of 106 in addition to genotype analysis […] lead to a cystic fibrosis diagnosis at 9 months of age].

La fonction ventilatoire du jeune patient est normale; en témoigne un volume expiratoire maximum seconde de 105 %. Sa fonction pancréatique n’est pas altérée.

Pour l’étude, il ingère alternativement en double aveugle et cross over:

- soit 800 mg de nitrate NO3-, à partir de 140 ml de jus de betterave,

- soit moins de 31 mg de nitrate NO3-, à partir de 140 ml d’un jus de betterave déplété en nitrate.

Les fractions d’oxyde nitrique NO dans l’air expiré [FeNO] sont mesurées d’une part avant, d’autre part 1 heure et demie après les ingestions des jus de betterave, riche et déplété en nitrate.

- Avant tout ingestion de jus de betterave, la fraction d’oxyde nitrique dans l’air expiré [FeNO] est normale (20 ppb, c’est-à-dire 20 parts par milliard).

- 1 heure et demie après l’ingestion des 140 ml de jus de betterave déplété en nitrate, la fraction d’oxyde nitrique NO dans l’air expiré [FeNO] est diminuée de 17 %. Elle est de 16 ppb (ou parts par milliard).

- 1 heure et demie après l’ingestion de 140 ml de jus de betterave riche en nitrate, apportant 800 mg de nitrate NO3-, la fraction d’oxyde nitrique NO dans l’air expiré [FeNO] est nettement augmentée, de 150 %. Elle est de 50 ppb (ou parts par milliard).

[There was no effect on pulmonary fonction after either beverage. However, 1.5 h following beetroot juice, FeNO increased by 150 % (30 ppb) but decreased by 17 % after placebo (-4ppb)].

Les auteurs irlandais font remarquer qu’au départ leur patient n’avait pas un taux bas de FeNO [Interestingly, the subject studied here did not have low baseline FeNO (20 ppb)]. Ils souhaiteraient par ailleurs que les études à venir sur la mucoviscidose s’intéressent, entre autres, aux retentissements des consommations de légumes sur la FeNO [We suggest the dietary modification of FeNO, including via vegetable consumption in cystic fibrosis is worthy of further exploration].

Commentaire du blog

Le même type d’étude pourrait être le bienvenu dans des pathologies autres que la mucoviscidose et chez le sujet sain.

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Nitrate, flore salivaire, migraine

Gonzalez, A., Hyde, E., Sangwan, N., Gilbert, J.A., Viirre, E. and Knight, R. (2016) Migraines are correlated with higher levels of nitrate-, nitrite-, and nitric oxide-reducing oral microbes in the American Gut Project Cohort. mSystems 1, e00105-16

(voir l'article entier ici)

Depuis plus de cent ans, les praticiens utilisent les esters d’acide nitrique, de structure chimique R-O-NO2, connus sous le nom de «nitrates organiques», dans le traitement des maladies coronariennes. Citons la nitroglycérine ou trinitrine et le dinitrate d’isosorbide.

Un de leurs inconvénients est d’être assez souvent pourvoyeurs de céphalées ou de migraines. L’histoire des céphalées de la nitroglycérine, et des rôles qu’ont joués dans leur description Ascanio Sobrero, Alfred Nobel et William Murrel, a été présentée dans la rubrique du 19 janvier 2010.

A la fin des années 1970, les travaux de Ferid Murrad, de même que ceux de Louis Ignarro, ont montré que les effets bénéfiques des «nitrates organiques» et leurs effets indésirables représentés par les céphalées, étaient les uns et les autres consécutifs à la libération d’oxyde nitrique NO et à son action vasodilatatrice

On sait, par ailleurs, que le métabolisme des ions nitrate NO3- d’origine alimentaire les fait passer dans la salive à la suite d’un cycle entérosalivaire. En présence des germes de la flore buccale, les nitrates salivaires sont, en partie, transformés en nitrites salivaires. Les nitrites salivaires sont déglutis. Dans le milieu acide de l’estomac, les ions nitrite NO2- sont eux-mêmes transformés en oxyde nitrique NO.

Les auteurs américains [San Diego, Californie] se demandent ainsi s’il existe ou non un lien entre la population bactérienne de la flore buccale et le terrain migraineux.

Les patients proviennent de la cohorte de l’«American Gut Project» (nombre de sujets non précisé). Les bactéries étudiées sont celles de la flore buccale et celles des fèces. Les auteurs font appel à des techniques de séquençage d’ARN haut débit.

Les auteurs mettent en évidence

- dans la flore buccale, une plus grande abondance de bactéries nitratoréductrices, nitritoréductrices et réductrices d’oxyde nitrique chez les sujets migraineux que chez les sujets non migraineux, la différence étant nette et statistiquement significative.

- dans les selles, une plus grande abondance de bactéries nitratoréductrices, nitritoréductrices et réductrices d’oxyde nitrique chez les sujets migraineux que chez les sujets non migraineux, la différence étant légère, quoique encore significative

[Using high-throughouput sequencing technologies, we detected observable and significantly higher abundances of nitrate, nitrite, and nitric oxide reductase genes in migraineurs versus nonmigraineurs in samples collected from the oral cavity and a slight but significant difference in fecal samples].

Ces premiers résultats laissent envisager, disent les auteurs, un lien éventuel entre d’une part les bactéries réductrices de nitrate, de nitrite et d’oxyde nitrique, d’autre part les migraines. [These results show for the first time a potential link between bacterial nitrate, nitrite and nitric oxide reducers and migraines […]]. Des études complémentaires sont souhaitables.

Commentaire du blog

Les résultats méritent d’être confirmés.

Le raisonnement à l’origine de l’étude laisse dubitatif. Même ingérés à fortes doses (jusqu’à 8120 mg NO3- en une prise (Ellen et coll., 1982)), on sait que les nitrates NO3- alimentaires ne provoquent pas de céphalées.

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Tours et détours de la science (2)

(suite)

Mills, C.E., Khatri, J., Maskell, P., Odongerel, C. and Webb, A.J. (2016) It is rocket science – Why dietary nitrate is hard to beet ! Part II: Further mechanisms and therapeutic potential of the nitrate-nitrite-NO pathway. British Journal of Clinical Pharmacology. Sous presse.

(voir l'abstract ici)

Dans ce second article, les auteurs britanniques continuent leur présentation des tours et détours [twists and turns] qui, au cours des vingt dernières années, ont pu affecter la compréhension scientifique de la voie métabolique nitrate-nitrite-NO [Cf. rubrique précédente du…].

Le tableau se continue de la façon suivante:

 

Science du passé

Science du présent: effets positifs ou favorables

10 L’ion nitrate NO3- exerce-t-il une protection vis-à-vis des lésions d’ischémie-reperfusion ?

 

Oui

[Webb et coll., 2008]

11 L’ion nitrite NO2- exerce-t-il un effet sur la fonction plaquettaire ?

Non [Bran et coll., 2005]

En fait, oui

[Webb et coll., 2008)

12 Les ions nitrate NO3- et nitrite NO2- sont-ils l’objet d’un phénomène de tolérance, diminuant à la longue leurs effets ?

 

Non

[Dejam et coll, 2007; Vanhatalo et coll, 2010; Sobko et coll, 2010;

Kapil et coll, 2015]

13 Les ions nitrate NO3- et nitrite NO2- modifient-ils le métabolisme de la mitochondrie ?

 

Oui, au cours de l’exercice [Larsen et coll., 2007, 2011; Bailey et coll., 2009]

14 L’activation de l’ion nitrite NO2- requiert-elle des conditions hypoxiques ?

Oui, très habituellement [Lundberg et coll., 2009]

Pas toujours

[Omar et coll., 2015]

15 L’ion nitrite NO2- provenant de l’ion nitrate NO3- est-il toxique ?

Oui, il est potentiellement cancérigène selon de vieilles notions [Tannenbaum et Correa, 1985]

En fait, non – aucune association réellement notée avec le cancer

[Bryan et coll., 2012]

16 Autres possibilités thérapeutiques pour les ions nitrate NO3- et nitrite NO2-

 

Hémorragie sous-arachnoïdienne [Pluta et coll., 2005];

Hypertension artérielle pulmonaire [Zuckerbraun et coll., 2010]

17 Combinaisons diététiques avec les ions nitrate NO3- et nitrite NO2- potentiellement bénéfiques

 

Acide ascorbique, acide oléique, acide linoléique conjugué, flavanols du cacao, polyphénols de l’alimentation et du vin, alcool, lumière solaire

Le chapitre 15 retient l’attention.

Les auteurs britanniques rappellent que les humains sont exposés aux nitrates et aux nitrites dès leur naissance. Les concentrations en nitrate et en nitrite du colostrum ne sont-elles pas, en moyenne et respectivement, de 1.9 mg NO3- l-1 et de 0.9 mg NO2- l-1? Il ne serait pas impossible, d’ailleurs, que les nitrites du colostrum soient pourvus d’un rôle anti-infectieux dès les premiers jours de la vie [This may provide an important early anti-infective function]. Par la suite, les concentrations en nitrate du lait maternel s’élèvent, en moyenne, jusqu’à 5.3 mg NO3- l-1, se stabilisant autour de 2.8 mg NO3- l-1. A l’inverse, les concentrations en nitrite du lait baissent rapidement, et se stabilisent autour de 0.1 mg NO2- l-1.

Plus tard dans la vie, une exposition aux nitrates et aux nitrites est consécutive à une décision humaine. On ajoute, en effet, des nitrates et des nitrites à la viande pour prévenir le développement bactérien, notamment celui du Clostridium botulinum, et assurer ainsi sa conservation. Il est légalement possible d’ajouter jusqu’à 150 mg de nitrite de sodium NaNO2, soit 100 mg de nitrite NO2, par kilo de viande. Le nitrite de sodium NaNO2, le nitrite de potassium KNO2, le nitrate de sodium NaNO3 et le nitrate de potassium KNO3 sont connus comme additifs alimentaires sous les numéros respectifs de E249, E250, E251 et E252 [From infancy onwards, exposure continues as nitrite (E249, E250) and nitrate (E251, E252) are widely-used EU-approved food additives for meat preservation, to reduce pathogenic growth, most notably Clostridium botulinum, with sodium nitrite added in concentrations up to 150 mg/kg].

La question clé, disent les auteurs, est celle qui concerne l’éventuel effet carcinogène des nitrates et des nitrites.

En 2006, le Centre International de Recherche sur le Cancer [CIRC, Genève, Suisse] opposait

- la réduction du risque de cancer gastrique faisant suite à l’ingestion de nitrates NO3- provenant principalement de légumes, telle qu’elle ressortait de certaines études épidémiologiques

- à l’augmentation des risques apparaissant selon d’autres études après l’ingestion de nitrates NO3- ou de nitrites NO2- provenant de viandes ayant été l’objet d’une conservation par les nitrites.

Le Centre International de Recherche sur le Cancer [CIRC] proposait son explication: La formation de composés N-nitrosés aurait été

- inhibée par la présence de vitamine C, abondante dans les légumes,

- et, à l’inverse, favorisée par la présence de produits aptes à être l’objet de nitrosation, comme on en trouve dans la viande.

Dès lors, considérant qu’il ne pouvait pas se prononcer sur la carcinogénicité des nitrates et des nitrites indépendamment des facteurs nutritionnels associés, le groupe de travail du Centre International de Recherche sur le Cancer [CIRC] précisait que son avis

- ne pouvait pas porter sur les «nitrates ou nitrites ingérés» stricto sensu,

- mais devait plutôt porter sur les «nitrates et nitrites ingérés, quand l’ingestion se fait dans des conditions permettant une nitrosation endogène». Dans ce cas, l’ingestion pouvait être classée comme «probablement carcinogène chez l’homme (groupe 2A)».

[As the cancer hazard from nitrate/nitrite ingestion could not be determined without considering these other factors, the Working Group defined the agent not as “ingested nitrate or nitrite”, but as “ingested nitrate or nitrite under conditions that result in endogenous nitrosation”, which was categorized as probably carcinogenic to humans (Group 2A)].

Le procédé est très inhabituel. C’est la première fois, font remarquer les auteurs, que, dans l’évaluation de la carcinogénicité éventuelle d’un produit, un organisme officiel fait intervenir une condition aléatoire [This marked the first use of a mechanistic event (endogenous nitrosation) leading to carcinogenesis in the wording of an evaluation statement]

En fait, recueillant en 2012 à la fois des études expérimentales animales et des études épidémiologiques humaines, Bryan et coll. ont présenté une revue de synthèse consacrée à l’éventuel risque carcinogène des nitrates et nitrites alimentaires. Ils mettent l’accent sur plusieurs études publiées avant 2006, que le Centre International de Recherche sur le Cancer [CIRC] n’a pas pris en considération, et également sur des études publiées après 2006. Ils ne trouvent, en définitive, aucune association entre les apports en nitrate NO3- ou en nitrite NO2- et le risque de cancer gastrique [Bryan et al. conducted a review of the evidence from experimental animal studies and human epidemiological studies on cancer risk from ingested nitrate or nitrite, emphasising studies not included in, or published subsequent to the 2006 IARC evaluation […]. They found no association between nitrate/nitrite intake and risk of stomach cancer] [Cf. rubrique du 19 novembre 2012].

Paru en décembre 2015, un rapport récent du World Cancer Research Fund [WCRF, Londres, Royaume-Uni] stipule même que les consommations de légumes non féculents tels le brocoli, le chou, le chou-fleur, les épinards, la carotte, la laitue, la tomate et le poireau ont pour effet de diminuer le risque des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage et de l’estomac [The World Cancer Research Fund Continuous Update Report (December 2015) reports strong evidence for non-starchy vegetables, such as broccoli, cabbage, spinach, kale, cauliflower, carrots, lettuce, tomatoes, leek, swede and turnip decrease the risk of cancer of the mouth, pharynx, larynx, oesophagus and stomach].

Plusieurs de ces légumes verts sont riches en nitrate, comme le montre le tableau ci-dessous:

Teneur en nitrate

Légume ou eau

Importante diminution du risque de cancer, selon le WCRF [Londres] (2015)

Forte

>1000 mg NO3- kg-1

Epinards, laitue

 

 

Roquette, betterave, céleri

Bouche, pharynx, larynx, œsophage, estomac

Moyenne

100 à 1000 mg NO3- kg-1

Chou, carotte, navet, concombre, haricot vert

 

Ciboule, ail

Bouche, pharynx, larynx, œsophage, estomac

 

Estomac

Basse

< 100 mg NO3- kg-1

Oignon

 

Tomate

Estomac

 

Bouche, pharynx, larynx, œsophage, estomac

Basse

< 100 mg NO3- l-1

Eau d’adduction publique

 

Très basse

< 10 mg NO3- l-1

Eau minérale

 

Dans leur conclusion, les auteurs reviennent sur la conception qui l’emporte. Les légumes fournisseurs de nitrates alimentaires contribuent, réellement, à diminuer le risque de divers cancers […the potential of dietary nitrate containing vegetables to reduce the risk of certain cancers].

A noter aussi, à titre anecdotique, que l’Agence Spatiale Européenne [ESA, Paris, France] a recommandé la culture dans l’espace de légumes comme la betterave, la laitue, les épinards et la roquette, riches en nitrate, de manière à fournir de la nourriture lors des voyages spatiaux de longue durée [The European Space Agency recommends beetroot, lettuce, spinach and rocket (high-nitrate vegetables) are grown to provide food for long term space missions].

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