Nitrate et cyclisme

Lansley, K.E., Winyard, P.G., Bailey, S.J., Vanhatalo, A., Wilkerson, D.P., Blackwell, J.R., Gilchrist, M., Benjamin, N. and Jones, A.M. (2011) Acute dietary nitrate supplementation improves cycling time trial performance. Medicine and Science in Sports and Exercise 43, 1125-1131

(voir l'abstract ici)

Des travaux récents émanant du Karolinska Institute de Stockholm [rubrique du 4 décembre 2009] et de l’université d’Exeter au Royaume Uni [rubriques du 15 juin et du 15 octobre 2010] ont montré qu’une supplémentation alimentaire en nitrate diminue la consommation en oxygène pendant les exercices physiques, d’intensité maximale ou modérée.

Les auteurs britanniques [Université d’Exeter, Royaume Uni] cherchent à savoir si une telle supplémentation alimentaire en nitrate est capable d’améliorer les performances physiques lors de simulations de compétitions.

9 hommes jeunes (âge moyen 21 ans) et sportifs, appartenant à des clubs cyclistes, participent à une étude randomisée, en cross-over. Deux heures et demie avant l’effort, ils ingèrent, soit un demi-litre de jus de betterave, contenant 384 mg de NO3-, soit un demi-litre de jus de betterave auquel une résine échangeuse d’ions a ôté la quasi-totalité de sa teneur en nitrate et qui, de ce fait, ne contient plus qu’une moyenne de 0.3 mg de NO3-.

Dans les heures qui suivent l’ingestion de 384 mg de NO3-, la concentration plasmatique en nitrite se trouve nettement accrue: 26.5 µg NO2- l-1, versus 5.7 µg NO2- l-1 après l’ingestion de jus de betterave sans nitrate.

Il est demandé aux 9 jeunes cyclistes d’effectuer un effort maximum sur cyclo-ergomètre correspondant soit à une distance de 4 km, soit à une distance de 16.1 km (ou 10 miles).

Par comparaison avec ce qui peut être observé lorsqu’ils ingèrent un jus de betterave sans nitrate, on constate que, lorsque ces sportifs ingèrent préalablement un demi-litre de jus de betterave riche en nitrate, la puissance développée à l’effort est significativement augmentée: en moyenne, 292 watts, versus 279, pour l’épreuve de 4 km, et 247, versus 233, pour l’épreuve de 16.1 km. De même, dans le cas de l’ingestion de jus de betterave riche en nitrate, le temps nécessaire pour effectuer l’effort est significativement réduit: en moyenne 6 minutes 16 secondes, versus 6 minutes 27 secondes pour l’épreuve de 4 km et 26 minutes 54 secondes, versus 27 minutes 42 secondes pour l’épreuve de 16.1 km. Les différences de 11 et 48 secondes correspondent à une réduction du «temps de parcours» d’en moyenne 2.7 %.

Dans les conditions de cette étude, on voit qu’une supplémentation alimentaire en nitrate est en mesure d’améliorer les performances athlétiques pour des efforts intenses de 5 à 30 minutes [These findings indicate tant, at least under the conditions of the present study, dietary nitrate supplementation has the potential to benefit athletic performance, at least in events of ~5-30 min duration]. Il reste à vérifier si l’amélioration des performances sportives observée chez les cyclistes amateurs concerne également, et dans les mêmes proportions, l’élite du milieu cycliste [However, it remains to be determined whether dietary nitrate supplementation can enhance performance by this magnitude in élite cyclists], et s’il peut concerner d’autres sports.

Commentaire du blog

Si d’autres études viennent les confirmer, ces notions ne devraient pas rester longtemps confidentielles.

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Cardiotoxicité de la doxorubicine et supplémentation orale en nitrate

Xi, L., Zhu, S.-G., Hobbs, D.C. and Kukreja, R.C. (2011) Identification of protein targets underlying dietary nitrate-induced protection against doxorubicin cardiotoxicity. Journal of Cellular and Molecular Medicine 15, 2512-2524

(voir l'abstract ici)

Connue sous les noms commerciaux d’AdriblastineR [laboratoire Pfizer], de CaelyxR [laboratoire Schering-Plough] et de MyocetR [Zeneus Pharma], la doxorubicine est un agent antinéoplasique de la famille des anthracyclines destiné au traitement de divers cancers, par exemple, à celui du cancer du sein, des sarcomes osseux, de la maladie de Hodgkin ou des lymphomes non hodgkiniens.

Efficace, l’agent antinéoplasique n’est pas dénué d’effets secondaires. On connaît sa cardiotoxicité. Il peut être responsable d’un allongement de l’espace QT et de troubles du rythme cardiaque.

Le dexrazoxane, commercialisé sous le nom de CardioxaneR [laboratoire Iprad], est actuellement proposé à titre préventif. Administré par voie intraveineuse une demi-heure avant la perfusion de doxorubicine, il en limite la cardiotoxicité. L’efficacité du dexrazoxane est, cependant, souvent incomplète. Il est lui-même, semble-t-il, à l’origine d’effets secondaires, notamment de neutropénies et de thrombopénies.

En 2008 et 2009, l’équipe de la Division de Cardiologie de la «Virginia Commonwealth University» [Richmond, Virginie, USA] a déjà fait état de travaux montrant, chez la souris, l’effet protecteur d’une administration orale chronique de nitrate à l’égard de la dysfonction contractile cardiaque induite par la doxorubicine [Zhu et al., 2008; Chen et al., 2009].

Dans cette nouvelle étude, les auteurs fournissent à des souris adultes un régime riche en nitrates pendant les sept jours qui précèdent une injection intrapéritonéale de doxorubicine, à la dose de 15 mg/kg. Pendant ces sept jours, les souris reçoivent une eau contenant 730 mg NO3- l-1 sous forme de nitrate de sodium. L’eau nitratée leur est également fournie durant les cinq jours qui suivent l’injection.

Les cœurs des animaux sont, ensuite, prélevés. Les tissus cardiaques sont soumis à une analyse protéomique, avec électrophorèse bidimensionnelle [2D-DIGE] et spectrométrie de masse.

36 protéines cardiaques apparaissent surexprimées [upregulated] par la doxorubicine. 32 d’entre elles, soit 89%, voient leur surexpression complètement annulée [completely reversed] par la supplémentation orale en nitrate.

19 protéines cardiaques apparaissent, au contraire, sous-exprimées [downregulated] par la doxorubicine. 9 d’entre elles, soit 47%, voient  leur sous-expression complètement annulée [fully normalized] par la supplémentation orale en nitrate.

Les auteurs attirent aussi l’attention sur la peroxiredoxine 5 [Prx5]. Présente dans la mitochondrie, cette peroxydase serait, en effet, connue pour un effet protecteur à l’égard de la cytotoxicité du peroxyde d’hydrogène H2O2 [Banmeyer et al., 2005]. A cet égard, il est intéressant de noter que, dans cette étude, la supplémentation orale en nitrate contribue à en accentuer l’expression.

Les apports quotidiens en nitrate reçus par les souris de l’étude auraient pour équivalent, chez l’homme, des apports quotidiens de 14.6 mg NO3- kg-1. De telles doses équivaudraient à quatre fois la Dose Journalière Admissible [DJA] de l’OMS, fixée à 3.7 mg NO3- kg-1 j-1.

En définitive, il serait concevable qu’à l’avenir la supplémentation orale en nitrate bénéficie d’une application clinique supplémentaire. Ne pourrait-on imaginer qu’à l’avenir une telle supplémentation orale en nitrate concoure à réduire les troubles cardiaques, la souffrance corporelle et la charge financière des patients sous doxorubicine? [It is conceivable that oral nitrate supplementation may have greater potential for clinical application in reducing toxicity, bodily suffering and financial burden of the thousands of cancer patients receiving doxorubicin].

Commentaire du blog

Ce travail expérimental chez la souris est préliminaire. Des études cliniques chez l’homme seraient les bienvenues.

Le paradigme s’est inversé [N.S.Bryan, 2010].On voit qu’au fil des vingt dernières années, l’ion nitrate est passé d’agent toxique à agent bénéfique…et peut-être même, maintenant, d’agent toxique à agent détoxifiant.

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Effort maximal du cycliste sur vélo ergométrique

Bescos, R., Rodriguez, F.A., Iglesias, X., Ferrer, M.D., Iborra, E. and Pons, A. (2011) Acute administration of inorganic nitrate reduces VO2peak in endurance athletes. Medicine and Science in Sports and Exercise 43, 1979-1986

(voir l'abstract ici)

Les auteurs espagnols entreprennent une étude randomisée, en double aveugle et cross over portant sur 11 cyclistes entraînés, de sexe masculin, âgés, en moyenne, de 34 ans. Trois heures avant l’exercice physique demandé, les athlètes reçoivent une supplémentation orale de 7.3 mg NO3- kg-1 de poids corporel, correspondant, en moyenne, à une ingestion de 533 mg de NO3-. L’exercice physique consiste, sur vélo ergométrique, en 4 efforts de 6 minutes d’importance croissante, chacun étant séparé de celui qui suit par une phase de repos de 3 minutes. Puis vient une phase de repos de 5 minutes, elle-même suivie d’un effort maximal jusqu’à épuisement.

Trois heures après la supplémentation en nitrate, les taux plasmatiques en nitrate NO3- et en nitrite NO2- sont significativement élevés. Ils sont, respectivement et en moyenne, de 15.5 mg NO3- l-1 et 106 µg NO2- l-1, alors qu’après placebo ils sont de 1.9 mg NO3- l-1 et 92 µg NO2- l-1.

Au cours des quatre efforts d’importance submaximale, la consommation d’oxygène n’apparaît pas, dans l’étude, réellement modifiée par l’ingestion préalable de 7.3 mg NO3- kg-1 de poids corporel. Par contre, à l’occasion de l’effort maximal effectué jusqu’à épuisement, le pic de la consommation d’oxygène [VO2peak] est significativement réduit: en moyenne, 4.64 litres par minute après ingestion de nitrates, versus 4.82 litres par minute après placebo.

Précédemment, contrairement à ce qui est ici observé, Bailey et coll. (2010) avaient décrit une diminution de la consommation d’oxygène lors des efforts de faible et moyenne intensité [rubrique du 15 juin 2010]. Pour essayer d’expliquer la différence, les auteurs espagnols font remarquer que les sujets étudiés par les auteurs britanniques n’étaient que modérément entraînés [moderate trained subjects], ce qui n’est pas le cas des cyclistes de leur enquête.

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Nitrite, canneberge et Listeria monocytogenes

Xi, Y., Sullivan, G.A., Jackson, A.L., Zhou, G.H. and Sebranek, J.G. (2011) Use of natural antimicrobials to improve the control of Listeria monocytogenes in a cured cooked meat model system. Meat Science 88, 503-511

(voir l'abstract ici)

Grâce à ses puissantes propriétés antibactériennes en condition acide, l’ion nitrite est largement utilisé pour la conservation des viandes. Retardant le développement bactérien, tout particulièrement celui de Clostridium botulinum, les ions nitrite diffèrent l’altération des viandes et des produits assimilés.

En 2005, le Département d’Agriculture des Etats Unis [United States Department of Agriculture, USDA] a déclaré que l’adjonction de nitrite de sodium et de nitrate de sodium n’était pas autorisée dans les saucisses de Francfort et les jambons dits «bios» [According to the United States Department of Agriculture (USDA) regulations, sodium nitrite and sodium nitrate are not permitted to be added in manufacturing natural and organic processed meat products such as frankfurters and hams (USDA, 2005)].

Sur un modèle de viande cuite, les auteurs vérifient d’abord l’efficacité antibactérienne du nitrite de sodium à l’encontre de l’agent de la listériose, le Listeria monocytogenes. A la préparation de viande, ils ajoutent une solution représentant en quantité 10% du poids de la viande. Selon le cas, la solution contient 50, 100, 150 ou 200 mg l-1 de nitrite de sodium. A 10°C, avec chacune des concentrations, l’efficacité du nitrite de sodium se vérifie dès le quatrième jour. Puis, alors qu’au dixième jour, sans adjonction de nitrite de sodium, le nombre de Listeria monocytogenes est de 107 germes ml-1, après l’adjonction d’une solution contenant 50, 100, 150 ou 200 mg l-1 de nitrite de sodium, le nombre de Listeria monocytogenes est évalué, respectivement, à >105, 105, 104 ou 104 germes ml-1.

Les auteurs font la même expérience en ajoutant dans une solution contenant 150 mg l-1 de nitrite de sodium des antimicrobiens dits naturels [natural antimicrobials] tels les extraits de thé vert [green tea extract] et les poudres de citron vert [lime powder] et de canneberge [cranberry powder]. Avec l’adjonction dans la solution de nitrite de sodium de chacun des trois produits, un renforcement de l’action antibactérienne à l’encontre de Listeria monocytogenes est constaté. L’effet le plus net est observé avec l’adjonction de poudre de canneberge.

Commentaire du blog

Ces antimicrobiens dits naturels renforcent ainsi l’action antibactérienne du nitrite de sodium à l’égard de Listeria monocytogenes. Cependant, l’étude n’apporte pas de précisions sur leur vrai niveau d’efficacité lorsqu’ils sont administrés seuls, sans nitrite de sodium.

Si la conservation des saucisses de Francfort et des jambons «bios» vendus aux Etats-Unis s’effectue sans nitrate ni nitrite de sodium, est-on autorisé à avoir toute confiance dans le maintien de leur qualité bactériologique au-delà du quatrième jour? La question se pose.

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Une conférence à Atlanta (USA) les 11, 12 et 13 mai 2011

 

Alors que le colloque de l’hôpital de La Salpêtrière (Paris) du 31 mars, sur le thème: «Nitrate – Nitrite – Oxyde nitrique. Nouvelles perspectives pour la santé», vient à peine de se terminer [Cf. nos rubriques du 1er janvier, 13 mars, 4, 8 et 21 avril 2011], une importante conférence abordant le même sujet est annoncée aux Etats Unis. Intitulée: «Approaching the Clinic: Nitrite and Nitrate Pathophysiology and Therapy Conference», elle aura lieu les 11, 12 et 13 mai 2011 à l’«Emory Conference Center» d’Atlanta (Géorgie).

(voir référence ici)

Les organisateurs la présentent de la manière suivante:

«La dernière décennie a vu surgir des avancées très significatives en biologie vasculaire. Ces avancées font apparaître le rôle entrelacé et déterminant de l’ion nitrate, de l’ion nitrite et de l’oxyde nitrique en physiologie et en pathologie humaines. De l’effet principal, l’effet vasodilatateur, de cet ion nitrate, de cet ion nitrite et de l’oxyde nitrique résultent des applications thérapeutiques, tant à l’égard de maladies aiguës comme la pathologie cardiaque ischémique et la drépanocytose, qu’à l’égard de situations chroniques, comme les artériopathies périphériques, l’hypertension artérielle pulmonaire, l’insuffisance cardiaque congestive ou la transplantation d’organe […]. Bien qu’elle soit la quatrième d’une série de réunions programmées tous les deux ans, cette conférence:«Approaching the Clinic: Nitrite and Nitrate Pathophysiology and Therapy» sera fort différente des précédentes. Les progrès dans la compréhension de la manière dont s’effectue, en biologie, la transduction de signal par l’intermédiaire d’un gaz, le NO, et l’apparition d’une thérapeutique nouvelle basée sur les nitrates constituent des avancées fort prometteuses. L’occasion est offerte de rassembler les pensées innovantes dans un domaine en pleine ébullition [Promising steps forward in understanding the basic biology of gas-based signaling and the existing track record for nitrate-based therapeutics presents a unique opportunity to gather thought and innovation in this burgeoning area].»

Le programme annoncé est le suivant:

WEDNESDAY, MAY 11 2011: DAY 1

8:00 AM – 9:00 AM: Registration and Breakfast service

9:00 AM – 10.00 AM: Welcome and Opening Remarks David J. Lefer and Christopher G. Kevil

 

SESSION 1 HISTORY OF NITRIC OXIDE AND NITRITE RESEARCH
MODERATORS: JACK LANCASTER, PHD AND MARTIN FEELISCH, PHD

 9.10 AM – 10.10 AM: The Road to Stockholm: A Nobel Mission Louis J. Ignarro, PhD

10:10 AM – 10:40 AM: History of eNOS Regulation of Nitric Oxide Generation William C. Sessa, PhD

10:40 AM – 11:10 AM: History and New Uses of Inhaled Nitric Oxide for Pulmonary Hypertension Warren M. Zapol, MD

11:10 AM – 11:30 AM: Break

11:30 AM – 12:00 PM: History of Nitric Oxide in Shock States Timothy R. Billiar, MD

12:00 PM – 12:30 PM: Early Days of NO Research and the Emergence of Nitrite Martin Feelisch, PhD

12:30 PM – 12:55 PM: Panel Discussion

12:55 PM – 2:15 PM: Lunch: Meet the Speaker

 

SESSION 2 NITRITE BIOCONVERSION AND CELL SIGNALING MECHANISMS
MODERATORS: NEIL HOGG, PHD AND DANIEL B. KIM-SHAPIRO, PHD

2:15 PM – 2:45 PM: Recent Advances in Nitrite Homeostasis and Activation Mark T. Gladwin, MD

2:45 PM – 3:15 PM: Nitrite and Mitochondrial Biogenesis Sruti Shiva, PhD

3:15 PM – 3:45 PM: Role of Nitrite in Mediating Vasodilator Responses to Nitroglycerin in the Pulmonary Circulation Philip J. Kadowitz, PhD

3:45 PM – 4:00 PM: Break

4:00 PM – 4:30 PM: Heme Based Mechanisms of Nitrite Reduction Daniel B. Kim-Shapiro, PhD

4:30 PM – 5:00 PM: Anti-inflammatory and Metabolic Signaling Actions of Fatty Acid Nitroalkenes Francisco J. Schopfer, PhD

5:00 PM – 5:25 PM: Panel Discussion

5:25 PM – 5:30 PM: Closing Remarks Neil Hogg, PhD

 

POST- SCIENTIFIC SESSION EVENTS

5:30 PM – 7:00 PM: Poster Session

7:30 PM – 9:00 PM: Gala Banquet Dinner

 

THURSDAY, MAY 12: DAY 2

8:00 AM – 9:00 AM: Registration and Breakfast service

9:00 AM – 9:10 AM: Opening Remarks David J. Lefer, PhD and Christopher G. Kevil, PhD

 

SESSION 3 DIETARY NITRITE AND NITRATE- TRANSLATION TO THE CLINIC
MODERATORS: JON O. LUNDBERG, MD, PHD AND NIGEL BENJAMIN, MD

9:10 AM – 9:40 AM: Nature’s NO: Harnessing the Therapeutic Potential of the Nitrate-Nitrite-NO Pathway from Natural Products Nathan S. Bryan, PhD

9:40 AM – 10:10 AM: Effects of Dietary Nitrate on Blood Pressure Amrita Ahluwalia, PhD

10:10 AM – 10:40 AM: Dietary Nitrate and Mitochondrial Function Eddie Weitzberg, MD, PhD

10:40 AM – 11:00 AM: Break

11:00 AM – 11:30 AM: Dietary Nitrite Therapy for Urea Cycle Disorders Brendan Lee, MD, PhD

11:30 AM – 12:00 PM: Dietary Nitrate for Cardiovascular Disorders Jon O. Lundberg, MD, PhD

12:00 PM – 12:25 PM: Panel Discussion

12:25 PM – 2:00 PM: Lunch

 

SESSION 4 PHYSIOLOGY AND PATHOLOGY OF NITRITE AND NITRATE
MODERATORS: JAY L. ZWEIER, MD AND MARK T. GLADWIN, MD

2:00 PM – 2:30 PM: Role of Nitrite in Exercise-Mediated Cardioprotection John W. Calvert, PhD

2:30 PM – 3:00 PM: Nitrite and Therapeutic Arteriogenesis Christopher B. Pattillo, PhD

3:00 PM – 3:20 PM: Break

3:20 PM – 3:50 PM: Nitrite and Acute Lung Injury Rakesh P. Patel, PhD

3:50 PM – 4:20 PM: Nitrite and Nitrate in Doxorubicin Cardiotoxicity Lei Xi, MD

4:20 PM – 4:50 PM: Nitrite and Vascular Injury Brian S. Zuckerbraun, MD

4:50 PM – 5:20 PM: Role of Nitrate in Vascular Regeneration Tienush Rassaf, MD

5:20 PM – 5:45 PM: Panel Discussion

5:45 PM – 5:50 PM: Closing Remarks Jay L. Zweier, MD, PhD

 

FRIDAY, MAY 13: DAY 3

8:00 AM – 9:00 AM: Registration and Breakfast service

 

SESSION 5 HOT TOPICS
MODERATORS: ANDREW J. WEBB, PHD

9:00 AM – 9:05 AM: Introduction to Hot Topics To Be Announced

9:05 AM – 9:20 AM: Nitrite Protects Rat Lung Grafts From Cold Ischemia-Reperfusion Injury Toshihiro Okamoto, MD

9:20 AM – 9:35 AM: S-nitros(yl)ation Regulatesthe Cardioprotective Properties of Macrophage Migration Inhibitory Factor Peter Luedike, MD

9:35 AM – 9:50 AM: Novel Link Between Beta-3 Adrenoceptor Activation, Nitrite Signaling, and Cardioprotection Benjamin Predmore, PhD

9:50 AM – 10:05 AM : Hot Topic to be Announced

10:05 AM – 10:20 AM : Hot Topic to be Announced

 

SESSION 6 CLINICAL APPLICATION OF NITRITE AND NITRATE: TRANSLATION FROM BENCH TO BEDSIDE
MODERATOR: KENNETH R. MCCURRY, MD AND CHRISTOPHER G. KEVIL, PHD

10:20 AM – 10:50 AM: Human Safety Controversies Surrounding Dietary Nitrate and Nitrite Andrew L. Milkowski, PhD

10:50 AM – 11:15 AM: Break

11:15 AM – 11:45 AM: Nitrite Therapy Upon Resuscitation from Cardiac Arrest Cameron Dezfulian, MD

11:45 AM – 12:15 PM: Nitrite Therapy to Treat Arterial Aging Douglas R. Seals, PhD

12:15 PM – 12:45 PM: Nitrate Therapy for Peripheral Arterial Disease Jason D. Allen, PhD

12:45 PM – 1:10 PM: Panel Discussion

1:10 PM – 1:15 PM: Closing Remarks

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La Coordination Rurale et le colloque du 31 mars

Sur son site, le syndicat agricole « La Coordination Rurale » montre tout l’intérêt qu’il porte au colloque scientifique qui s’est récemment tenu, le 31 mars dernier, à l’hôpital de la Salpêtrière, sur le thème: «Nitrate – Nitrite – Oxyde nitrique. Nouvelles perspectives pour la santé» [Cf. nos rubriques du 1er janvier, 13 mars, 4 et 8 avril 2011]. Voici en quels termes le syndicat présente le colloque:

(la page du site est ici)

"Bonne nouvelle ! Les nitrates sont bons et nécessaires pour la santé  

Le 31 mars dernier, était organisé, à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, sous le patronage de l'Académie Nationale de Médecine, un colloque sur le thème : « Nitrate, nitrite, oxyde nitrique : nouvelles perspectives pour la santé ». Les conclusions de ce colloque sont sans appel : au-delà de l’innocuité, déjà établie depuis plusieurs décennies, les intervenants ont démontré que les nitrates sont avant tout bénéfiques pour la santé.

Des effets positifs avérés

Plusieurs éminents professeurs d’universités étrangères (Etats-Unis, Suède, Royaume-Uni…) se sont relayés pour exposer le rôle des nitrates et des nitrites sur l'organisme. Ils ont notamment mis en évidence leurs effets positifs en matière de prévention des pathologies cardiovasculaires, rénales, de l’appareil digestif et des infections du type Escherichia coli ainsi que leur rôle actif dans le traitement des affections cardiaques ou encore leur intérêt pour développer la résistance des sportifs à l’effort.

Le professeur Christian Cabrol a d’ailleurs rappelé que les études du rôle bénéfique de l'oxyde nitrique sur le système cardiovasculaire et sur l'hyper tension pulmonaire ont valu, en 1998, le prix Nobel de médecine aux professeurs Ignarro, Furchgott et Murad.

Tordre le cou aux idées reçues

Les débats ont révélé que la diabolisation des nitrates constitue une grave erreur en matière de santé publique.

Les allusions à l’effet cancérigène qui pourrait être imputé à ces nitrates ont été réfutées sans ambiguïté par les Docteurs Nathan Bryan et Catherine Hill (Institut de cancérologie G. Roussy)

De même il a été rappelé que c’était non pas la présence de nitrates mais celle de bactéries en grande quantité dans l’eau des biberons qui était la cause de la méthémoglobinémie du nourrisson, et que cette affection, qui reste le seul justificatif officiel du maintien de la norme sanitaire sur les nitrates a totalement disparu, grâce à l’hygiène et à la qualité de l’eau d’adduction publique.

Adapter la législation aux avancées scientifiques

En conclusion, le Dr Jean Marie Bourre, de l'Académie Nationale de Médecine, a repris les propos du prix Nobel Louis Ignarro qui recommande une révision complète des normes nitrate et nitrite pour tenir compte de leurs effets bénéfiques et protecteurs sur la santé. Ceci rendrait d’ailleurs cohérente la recommandation de consommation fréquente de légumes, qui sont pour la plupart très riches en nitrates. Il convient donc de revoir la législation sur les normes, en particulier pour l’eau de boisson. La France, sévèrement attaquée par la Commission européenne pour le non respect de la directive nitrates de 1991, doit exiger sa  révision d’urgence afin de l’adapter aux dernières connaissances scientifiques et médicales.

Le Ministère de la Santé, dont aucun représentant n’était présent lors des débats, doit communiquer clairement vers le grand public pour l’informer des enjeux essentiels des nitrates pour leur santé. Il serait irresponsable et coupable de taire et cacher cette vérité scientifique sous prétexte qu’elle n’est pas acceptable politiquement et socialement." .

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Enfants suédois: apports alimentaires en nitrates et nitrites

Larsson, K., Darnerud, P.O., Ilbäck, N.-G. and Merino, L. (2011) Estimated dietary intake of nitrite and nitrate in Swedish children. Food Additives and Contaminants 28, 659-666

(voir l'abstract ici)

En 1995, le Comité d’experts sur les Additifs Alimentaires (JECFA) de l’OMS/FAO a maintenu, pour les nitrates, la Dose Journalière Admissible (DJA) qu’il avait lui-même préalablement fixé et régulièrement recommandé depuis 1962, celle de 3.7 mg NO3- kg-1 de poids corporel. La même année, il abaissait, par contre, de plus de la moitié la Dose Journalière Admissible (DJA) pour les nitrites, et la faisait passer de 0.133 à 0.06 mg NO2- kg-1 de poids corporel.

Prenant en compte ces prescriptions réglementaires, les auteurs suédois (Stockholm et Uppsala) se livrent à une enquête chez 590 enfants âgés de 4 ans, 713 enfants âgés de 8 à 9 ans et 956 enfants âgés de 11 à 12 ans. Ils évaluent leurs apports alimentaires quotidiens en nitrates et en nitrites, afin de vérifier leur conformité avec les recommandations en vigueur.

Les apports totaux en nitrates, venant des légumes, des fruits, de la viande et de l’eau de boisson sont respectivement, pour les enfants de 4 ans, de 8-9 ans et de 11-12 ans, de 0.84, 0.68 et 0.45 mg NO3- kg-1 de poids corporel. Chez aucun des 2259 enfants participant à l’étude, l’apport quotidien en nitrate ne dépasse la DJA fixée par l’OMS, celle de 3.7 mg NO3- kg-1 de poids corporel.

Les apports totaux en nitrites venant des viandes salées [cured meat products] sont respectivement, pour les enfants de 4 ans, de 8-9 ans et de 11-12 ans, de 0.013, 0.010 et 0.007 mg NO2- kg-1 de poids corporel. Chez seulement 3 des 2259 enfants participant à l’étude (0.1% d’entre eux) l’apport quotidien en nitrite dépasse la DJA de 0.06 mg NO2- kg-1 de poids corporel. Mais, précisent les auteurs, si l’on considère que 5% des nitrates ingérés sont, en fait, convertis en nitrite dans l’organisme, ce sont 12 % des enfants suédois âgés de quatre ans qui dépassent alors cette DJA pour les nitrites [When the total nitrite intake was estimated, including an estimated 5% endogenous conversion of nitrate to nitrite, approximately 12% of the 4-year-old children exceeded the nitrite ADI].

Commentaire du blog

On sait certes qu’avant l’âge de six mois, la méthémoglobine réductase n’ayant pas encore atteint sa pleine activité, les ingestions de nitrite NO2- peuvent être responsables de méthémoglobinémies aiguës.  Mais, après cet âge de six mois, qu’en est-il exactement de la toxicité chronique des nitrates et des nitrites ? Qu’en est-il de la justification scientifique des Doses Journalières Admissibles édictées par les autorités sanitaires à l’égard des nitrates et des nitrites?

Sept années après 1995, en 2002, le Comité d’Experts sur les Additifs Alimentaires (JECFA) de l’OMS et de la FAO a, en fait, procédé à une nouvelle évaluation des nitrates et des nitrites.

Il n’a pas alors modifié la Dose Journalière Admissible pour les nitrates; celle-ci reste fixée, comme en 1995, à 3.7 mg NO3- kg-1 de poids corporel. Rappelons que les rubriques du 27 novembre 2009 et du 12 novembre 2010 en ont fait une analyse critique.

Et, en 2002, abandonnant le grief de l’hypertrophie de la couche glomérulée de la corticosurrénale, à tort retenu en 1995, pour s’appuyer uniquement sur le travail expérimental sur le rat de Shuval et Gruener publié en 1972, le Comité d’Experts sur les Additifs Alimentaires (JECFA) modifie la Dose Journalière Admissible (DJA) pour les nitrites, l’élevant légèrement et la faisant passer de 0.06 à 0.07 mg NO2- kg-1 de poids corporel.

En réalité, le travail de Shuval et Gruener de 1972 n’était que préliminaire. Le Comité d’Experts sur les Additifs Alimentaires (JECFA) de l’OMS et de la FAO omet étrangement de prendre en considération l’étude complétée et plus importante des mêmes auteurs publiée cinq ans plus tard, en 1977. Dans cette seconde étude, les auteurs israéliens montrent que les artères coronaires des rats soumis à une exposition de 18 mois aux nitrites et aux nitrates sont fines et dilatées. Loin d’être néfaste, l’absence d’épaississement des artères coronaires des rats ainsi enregistrée est un effet hautement bénéfique.

Les Doses Journalières Admissibles (DJA) pour les nitrates et pour les nitrites sont dépourvues de bases scientifiques.  Comme Louis J. Ignarro, prix Nobel de Physiologie et de Médecine 1998, le souligne en 2010: «Dietary guidelines for nitrite and nitrate must be re-evaluated». .

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Nitrates et alimentation infantile

Davin, L., Van Egroo, L.-D. et Galestre, N. (2011) Aliments industriels de diversification: une exigence de sécurité. Manufactured baby food: safety expectation. Archives de Pédiatrie 17, S220-S224.

(voir l'abstract ici)

Le responsable et le directeur des Affaires Médicales de la Société Blédina [Groupe Danone], ainsi que le responsable de la sécurité des aliments de l’entreprise, font part de quelques observations concernant la réglementation européenne sur les aliments infantiles.

Ils attirent l’attention sur le renforcement du niveau d’exigence appliqué aux aliments destinés aux enfants de moins de 3 ans.

Dans un tableau, ils comparent, pour diverses substances, les teneurs maximales que la Communauté européenne autorise, en 2006, dans l’alimentation infantile, à celles qu’elle autorise dans l’alimentation adulte courante.

Dans l’alimentation infantile, les teneurs maximales autorisées sont ainsi 2, 2.5, 2.5 à 5, 3.75, 6, 20 et 5000 fois moins importantes dans l’alimentation infantile que dans l’alimentation adulte pour, respectivement, les benzo(a)pyrènes, le zéaralénone, la patuline, le déoxynivalénol, l’ochratoxine A, les aflatoxines B1 et les pesticides.

Concernant les nitrates, en 2006, la teneur maximale autorisée par la Communauté européenne est de 200 mg NO3- kg-1 dans l’alimentation infantile, de 2500 mg NO3- kg-1 pour les épinards destinés à l’alimentation adulte.

Il en résulte que la teneur maximale de nitrates que la Communauté européenne autorise s’avère 12.5 fois moins importante pour l’alimentation infantile que pour l’alimentation adulte. Selon la Communauté européenne, la production biologique, dite «bio», est «un système global de gestion agricole et de production alimentaire qui allie les meilleurs pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles, l’application de normes élevées en matière de bien-être animal et une méthode de production respectant la préférence de certains consommateurs à l’égard de produits obtenus grâce à des substances et à des procédés naturels

Les auteurs font remarquer que l’agriculture biologique est ainsi basée sur une «exigence de moyens», alors qu’«à l’inverse, les pratiques agriculturales pour produire les matières premières utilisées en nutrition infantile sont basées sur une obligation de résultats».

Commentaire du blog

Les auteurs comparent la teneur maximale autorisée pour l’alimentation infantile à celle qui est autorisée pour les épinards destinés à l’alimentation adulte.

Ils auraient pu comparer la teneur maximale autorisée pour l’alimentation infantile à celle qui est toujours affectée à l’eau de boisson: 50 mg NO3- l-1. Le rapport n’aurait pas été le même: non pas 12.5 mais 0.25. On rappellera que cette concentration maximale pour l’eau de boisson est dénuée de base scientifique.

On aurait aimé que les auteurs nous donnent les teneurs en nitrate des aliments pour bébés commercialisés par l’entreprise Blédina. En 2004, Dusdieker et coll. rapportaient, dans des petits pots pour bébés à base de betterave vendus aux Etats-Unis dans l’Etat de l’Iowa, des taux moyens en nitrates de 2200 mg NO3- kg-1. Ces fortes teneurs en nitrates dans les petits pots pour bébés à base de betterave sont-ils une particularité américaine? Ou, alors qu’ils ont toujours été inoffensifs, les petits pots pour bébés à base de betterave ont-ils tous, aux Etats-Unis comme ailleurs, de hautes teneurs en nitrate? .

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« Nitrates, nos amis pour la vie »

Sous le titre : « Nitrates, nos amis pour la vie », le rédacteur en chef adjoint de la revue : « La France Agricole », Philippe Pavard, a écrit, dans son dernier numéro, l’éditorial suivant :

« La vérité scientifique finit toujours par s’imposer, œuvrer pour l’établir n’est jamais vain. Ce colloque va prouver que l’état de la science médicale a connu une véritable révolution par rapport aux nitrates et aux nitrites. » D’entrée de jeu, le cardiologue Christian Cabrol a planté le décor en introduisant les débats d’un colloque médical hors norme, puisque consacré au thème sulfureux des nitrates et de la santé, en vue de leur réhabilitation. Et pour résumer, c’est une vraie « bombe politique » autant qu’un message sanitaire détonnant que ces professeurs de médecine, aux CV tous plus impressionnants les uns que les autres, ont lancé en direction des pouvoirs publics. Non seulement la fameuse norme de l’eau de boisson repose sur du vent, ça on le savait déjà, mais en dénigrant à tort une molécule utile pour l’organisme, on passe à côté de bénéfices santé importants (voir page 21). Voilà sans doute plus grave, car les implications dans la prévention et le traitement de certaines pathologies sont « colossales », comme l’ont rappelé ces médecins. Faudra-t-il un jour que des malades intentent des procès pour que les choses bougent ?

Comment des sociétés dites évoluées ont-elles pu autant se fourvoyer ? Surtout comment peuvent-elles refuser avec obstination de réviser leur jugement : voilà qui pose question. Le témoignage du représentant de l’Organisation mondiale de la santé, John Fawell, a été à bien des égards symptomatique de l’état d’esprit en haut lieu. Il a reconnu qu’il n’y avait pas de base aux lignes directrices actuelles de l’OMS (qui sont de 50 à 100 mg/l). Mais malgré l’avalanche de preuves qui s’est déversée durant toute la journée, John Fawell s’est arc-bouté à nier les bénéfices santé. Ce qui a provoqué la colère cinglante d’une agricultrice présente dans l’assistance : « Mais Monsieur Fawell, vous n’avez donc rien écouté aujourd’hui ? »

En clôturant le colloque, Jean-Marie Bourre, de l’Académie de médecine, a été très lucide sur la suite. « Nous, scientifiques et médecins, estimons que dès lors qu’une chose est réelle et cartésienne, elle doit être acceptée. » Mais il faut aussi composer avec l’émotion. « Un élu va tout de suite vous poser la question de l’acceptabilité sociale. En ce moment, elle est nulle pour les nitrates… » La solution passe à ses yeux par des articles de vulgarisation auprès du grand public pour qu’il sache que le problème n’est pas là où il le croit. Mais chacun peut aussi agir à son niveau, en diffusant l’article page 21 à son entourage, afin d’entamer une discussion constructive.

Commentaire du blog

Philippe Pavard, rédacteur en chef adjoint de « la France Agricole, a parfaitement compris, et parfaitement exposé à ses lecteurs, le « fourvoiement » actuel de nos sociétés, dites évoluées, à propos des liens entre les nitrates et la santé.

Mais où sont les autres journalistes ? Où sont les politiques ?

Le mur du silence ne tiendra pas indéfiniment. .

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Le colloque de la Salpêtrière: un plein succès

Le colloque de la Salpêtrière, annoncé par nos rubriques du 1er janvier et du 13 mars dernier, a eu lieu le 31 mars 2011 dans les locaux de l’Association pour le Développement et l'Innovation en Cardiologie [Adicare], dont le professeur Christian Cabrol, pionnier bien connu en chirurgie cardiaque et membre de l’Académie Nationale de Médecine, est le président fondateur.

Intitulé: «Nitrate – Nitrite – Oxyde nitrique. Nouvelles perspectives pour la santé», préparé et organisé par l'équipe de l'Institut de l'Environnement (Christian Buson), il était placé sous le patronage de l’Académie Nationale de Médecine.

L’introduction fut prononcée par le professeur Christian Cabrol lui-même. Des présentations de haut niveau, de vingt minutes chacune, se sont ensuite succédé tout au long de la journée. Consacrée à la physiologie, à l’action des ions nitrate et nitrite ainsi qu’au rôle central de l’oxyde nitrique, la matinée a comporté neuf présentations, réparties en deux séances [Modérateurs: professeur Nigel Benjamin (UK); professeur Eddie Weitzberg (Suède)]. Consacrée ensuite au nitrate, au nitrite et aux recommandations alimentaires, l’après-midi a comporté huit présentations, réparties en deux séances [Modérateurs: docteur Jean-Louis L’hirondel (France); professeur Jon Lundberg (Suède)]. Chaque séance était suive d’un temps d’échange. Après la dernière séance et le dernier échange, le docteur Jean-Marie Bourre (France), membre de l’Académie Nationale de Médecine, présenta un «essai de synthèse», avant que le professeur Nathan Bryan (Texas, USA), «one of the leading pioneers in this field» pour reprendre les termes du prix Nobel de Physiologie et de Médecine 1998, Louis J. Ignarro, ne tienne les propos récapitulatifs, ceux de la conclusion.

Un colloque comme celui-ci est intéressant à plusieurs titres:

- Le colloque a permis de faire le point scientifique sur un sujet en plein essor. Il a confirmé le caractère totalement inoffensif des nitrates alimentaires, ainsi que leurs remarquables effets bénéfiques à l’égard de la santé humaine. Les nitrates protègent la santé cardiovasculaire, exercent des effets anti-infectieux digestifs, améliorent les performances physiques et sportives.

- Il a permis aux scientifiques les plus en pointe dans le domaine de la recherche de se rencontrer et de sympathiser. Ils venaient des Etats-Unis, de Suède, du Royaume-Uni, d’Irlande, des Pays Bas, de France.

- Enfin, John Fawell (Genève, Suisse), représentant l’organisation Mondiale de la Santé (OMS ou WHO) et membre du «WHO Drinking Water Guidelines Committee», participait au colloque. La confrontation des positions administratives anciennes, datant des années 1960, avec les avancées scientifiques les plus récentes ne devrait pas rester sans conséquence. .

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