Métabolites du NO et syndrome de fatigue chronique

Suarez, A., Guillamo, E., Roig, T., Blazquez, A., Alegre, J., Bermudez, J., Ventura, J. L., Garcia-Quintana, A. M., Comella, A., Segura, R. and Javierre, C. (2010) Nitric oxide metabolite production during exercise in chronic fatigue syndrome: A case-control study. Journal of Women’s Health 19, 1073-1077.

(voir l'abstract ici)

Proche d’une autre entité plus connue, la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique associe un état de fatigue prolongé, durant plus de six mois, retentissant sur l’aptitude au travail, à divers symptômes, tels des douleurs musculaires, des douleurs articulaires, des désordres neurocognitifs et des troubles du sommeil. Tous les examens de laboratoire sont normaux. L’étiologie reste méconnue.

Ce travail, qui nous vient de Barcelone (Espagne), se propose de procéder, avant et après exercice musculaire, à des évaluations quantitatives des taux plasmatiques des métabolites de l’oxyde nitrique NO chez 44 femmes âgées de 35 à 56 ans atteintes du syndrome de fatigue chronique (CFS) et de comparer les résultats avec ceux que l’on recueille dans les mêmes circonstances chez 25 femmes contrôles, en bonne santé, d’âge équivalent (entre 32 et 49 ans).

Avant l’exercice musculaire, les taux plasmatiques moyens en NOx (NO3- + NO2-) sont respectivement de 125 et 180 pmol NOx/ml chez les femmes témoins et chez les patientes atteintes de syndrome de fatigue chronique, la différence n’apparaissant pas statistiquement significative [There were no differences between the groups at baseline].

L’exercice musculaire dit maximal consiste en un effort progressif sur ergocycle, jusqu’à épuisement. La mesure du taux plasmatique en NOx est effectuée pendant la première minute qui fait suite à la fin de l’exercice.

Ainsi une minute après l’exercice musculaire maximal, chez les femmes témoins, le taux plasmatique moyen en NOx s’élève modérément: 145 pmol NOx/ml. Une minute après le même exercice, chez les femmes atteintes de syndrome de fatigue chronique, le taux plasmatique moyen en NOx s’élève plus nettement: 475 pmol NOx/ml.

On sait que l’augmentation de production d’oxyde nitrique par l’intermédiaire de la NO synthase endothéliale (eNOS) accompagnant l’exercice musculaire est habituellement considérée comme bénéfique [An increase in NO production, brought about by eNOS, is considered beneficial during exercise] (Cf. rubriques du 4 décembre 2009 et du 15 juin 2010).

A titre d’hypothèse, il se pourrait que l’intervention, lors de l’exercice, de la NO synthase inductible (iNOS) se traduise par des effets moins favorables. On sait que la NO synthase inductible (iNOS) est induite par diverses cytokines (interleukine 1, tumor necrosis factor, interferon gamma) [Other forms of NOS may not offer these physiological advantages to exercise response. For example, iNOS is induced primarily by reactive oxygen species (ROS) or inflammatory cytokines (IL-1, TNF, IFN-γ)]. Les interactions sont complexes. C’est peut-être une telle intervention, au cours de l’exercice musculaire, des cytokines et de la NO synthase inductible qui expliquerait, dans un syndrome comme celui de la fatigue chronique, les symptômes ainsi que l’élévation des taux plasmatiques des métabolites de l’oxyde nitrique NO au terme de l’effort.

Les auteurs considèrent que l’exercice musculaire sur ergomètre, avec mesure des taux plasmatiques des métabolites du NO, constitue un test intéressant, pouvant éventuellement servir au diagnostic du syndrome [This combination (exercise plus NO response evaluation) may be useful in the assessment of CFS].  

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Nitrates, source d’épargne en phosphocréatine musculaire

Bailey, S.J., Fulford, J., Vanhatalo, A., Winyard, P.G., Blackwell, J.R., DiMenna, F.J., Wilkerson, D.P., Benjamin, N. and Jones, A.M. (2010) Dietary nitrate supplementation enhances muscle contractile efficiency during knee-extensor exercise in humans. Journal of Applied Physiology 109, 135-148.

(voir l'abstract ici)

Un travail relaté dans la rubrique du 4 décembre 2009 montrait que, précédant un exercice physique maximal, une supplémentation orale en nitrates réduit la consommation maximale en oxygène (VO2max), tout en améliorant la fonction énergétique musculaire.

Les auteurs de ce nouveau travail (Université d’Exeter, Royaume-Uni) se donnent pour but d’améliorer la compréhension des mécanismes par lesquels une telle supplémentation orale en nitrates est en mesure de réduire la consommation en oxygène au cours des exercices physiques.

Dans une étude en double-aveugle, en cross-over et randomisée, 7 hommes jeunes, âgés de 19 à 38 ans, reçoivent, pendant 6 jours consécutifs, soit 316 mg de nitrates NO3- par jour, sous forme de jus de betterave [BR], soit une quantité de nitrates minime ou négligeable [placebo PL]. Lors des jours 4 à 6, les sujets sont soumis à des exercices physiques de faible et forte intensités, au cours desquels sont évaluées la consommation pulmonaire en oxygène (VO2), et également, par spectroscopie en résonance magnétique au phosphore 31P (31P-MRS), la réponse musculaire métabolique.

Au cours des jours 4 à 6, les sujets BR ayant reçu des apports nitratés (316 mg par jour) ont, avant tout exercice, des taux plasmatiques de nitrites (NO2-) augmentés: en moyenne, [BR]: 25 μg l-1 versus [PL]: 18 μg l-1. De même, au cours de ces jours 4 à 6, avant l’exercice, les pressions artérielles systolique, diastolique et moyenne sont diminuées chez les sujets soumis aux apports nitratés (316 mg par jour) [BR]: chez eux, les pressions artérielles systolique, diastolique et moyenne sont diminuées, respectivement et en moyenne, de 5, 2 et 2 mm Hg.

Chez les sujets ayant reçu des apports nitratés (316 mg par jour) [BR], l’amplitude de l’augmentation de la consommation en oxygène (VO2) au-dessus des valeurs basales est réduite tant au cours des exercices de faible intensité qu’au cours des exercices intenses et brefs (6 minutes). Dans les deux cas de figure, chez les sujets ayant reçu des apports nitratés (316 mg par jour) [BR], la réduction de la consommation en oxygène (VO2) est accompagnée d’une moindre diminution des concentrations musculaires en phosphocréatine [PCr], le pH intracellulaire restant, pour sa part, inchangé.

Comme on le sait, chez les vertébrés, la phosphocréatine constitue la réserve d’énergie libre dont disposent les cellules musculaires pour assurer leur régénération rapide d’ATP, selon la formule classique suivante:

ATP + créatine ↔ Phosphocréatine + ADP

Cette phosphorylation réversible de la créatine est assurée par la créatine kinase.

De leurs travaux, les auteurs déduisent qu’une supplémentation orale en nitrates permet une épargne en phosphocréatine musculaire lors des exercices physiques effectués les jours qui suivent les apports, que ces exercices soient de faible ou de forte intensité. L’épargne en phosphocréatine va de pair avec une réduction du turn-over de l’ATP dans les myocytes en contraction. Par un tel mécanisme pourrait s’expliquer la moindre consommation en oxygène (VO2) lors des exercices musculaires succédant aux apports nitratés.

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Teneurs en nitrates de miels de différentes origines botaniques

Beretta, G., Gelmini, F., Lodi, V., Piazzalunga, A. and Facino, R.M. (2010) Profile of nitric oxide (NO) metabolites (nitrate, nitrite and N-nitroso groups) in honeys of different botanical origins: Nitrate accumulation as index of origin, quality and therapeutic opportunities. Journal of Pharmaceutical and Biochemical Analysis 53, 343-349

(voir l'abstract ici)

Le miel des abeilles peut être produit soit à partir du nectar des fleurs, soit à partir d’une substance toute différente, le miellat.

Les nectaires sont des glandes à nectar habituellement situées à la base des pièces florales. L’abeille aspire le nectar, le met dans son jabot, l’entrepose dans sa ruche; le miel qu’elle produit lui servira de nourriture lors des périodes climatiques défavorables.

Le miellat est constitué des excreta de certains insectes, tels le puceron ou la cochenille; pour se nourrir, ceux-ci perforent le liber de la feuille de plantes riches en matière nutritive et sucent la sève. L’abeille récolte et utilise  le miellat tout comme elle le fait pour le nectar. Le miel de sapin, le miel de forêt, le miel de chêne sont des miels de miellat. Travaillant aux Départements de Sciences Pharmaceutiques et des Sciences Environnementales de l’Université de Milan, les auteurs italiens utilisent une technique de chimioluminescence pour mesurer les concentrations en nitrates NO3- de 54 miels d’origines botaniques diverses, prélevés en région milanaise au cours des années 2008 et 2009.

Exprimées en mg/kg, les concentrations moyennes en nitrates NO3- des différents miels de nectar sont les suivantes:

miel d’arbousier: 2,1 ; miel de fleur d’oranger: 2,9; miel de tournesol: 3,4; miel de rhododendron: 5,2; miel de romarin: 5,5; miel de taraxacum (pissenlit): 7,5; miel de lavande: 7,7; miel de trèfle: 8,3; miel de cardon: 8,6; miel d’«acacia»: 10,4; miel d’eucalyptus: 18,1; miel de citronnier: 22,8; miel de fleurs multiples: 48,4 [de 4,0 à 250,2].

S’échelonnant entre 162 et 423 mg NO3- par kg, la concentration en nitrates des miels de miellat est beaucoup plus élevée. Sa moyenne est de 277,5 mg NO3- par kg.

En 1997 et 2003, Mobarok et Al-Swayeh (Riyad, Arabie Saoudite) avaient montré que le miel pouvait exercer, chez le rat, un effet protecteur à l’égard des lésions gastriques induites par l’éthanol ou l’ammoniaque. Constatant que certains miels comme les miels de miellat peuvent contenir des taux fort appréciables de nitrates et sachant, par ailleurs, que les nitrates peuvent, après circulation entéro-salivaire et réduction salivaire, être convertis en oxyde nitrique intragastrique NO, les auteurs italiens considèrent qu’ils ont peut-être trouvé là un élément d’explication [This could well explain honey’s preventive effect against gastric lesions induced by ethanol and ammonia].

Ils considèrent, par ailleurs, que la consommation de cette nourriture riche en ions nitrate NO3- pourrait être conseillée aux patients soumis à un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien au long cours; dans ces circonstances, elle pourrait jouer un rôle préventif à l’égard des lésions gastriques [(This) therefore strongly supports the dietary intake of selected varieties of this functional food rich in NO3- as a means of overcoming gastric injury by NSAIDs, in particular during chronic therapy].

Commentaire du blog

On retiendra la plus forte concentration en nitrates dans les miels de miellat que dans les miels de nectar.

Par comparaison aux teneurs en nitrates des légumes, les concentrations en nitrates des différents miels étudiés restent modérées. On se souviendra que les concentrations moyennes en nitrates de légumes comme la laitue, l’épinard ou la betterave dépassent 1000 mg NO3- kg-1, avec des concentrations maximales pouvant excéder 3000 mg NO3- kg-1

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Adaptation du cœur ischémique à l’effort

Zhou, M., Widmer, R.J., Xie, W., Widmer, A.J., Miller, M.W., Schroeder, F., Parker, J.L. and Heaps, C.L. (2010) Effects of exercise training on cellular mechanisms of endothelial nitric oxide synthase regulation in coronary arteries after chronic occlusion. American  Journal of Physiology Heart and Circulatory Physiology 298, H1857-H1869.

(voir l'abstract ici)

On sait qu’en cas d’occlusion coronaire chronique, l’exercice physique augmente la relaxation des artères coronaires adjacentes, le phénomène dépendant, en partie, de la synthèse d’oxyde nitrique NO.

L’étude expérimentale conduite par les auteurs texans (College Station, Texas, USA) a pour but de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation qui, lors de l’effort d’un cœur ischémique, mettent en jeu la NO synthase endothéliale (eNOS) des artères coronaires.

L’intervention consiste à placer chirurgicalement, sur des porcs miniatures Yucatan femelles adultes un «constricteur améroïde» autour de la partie proximale de l’artère coronaire circonflexe gauche; l’occlusion est complète. 89% des animaux survivent à l’opération. 8 semaines plus tard, deux groupes sont constitués. Les animaux du premier groupe (n=58) restent sédentaires. Ceux du second (n=60) sont soumis pendant 14 semaines consécutives à des exercices progressifs sur tapis roulant, au rythme de 5 séances par semaine. A la 22ème semaine, les cœurs sont prélevés. Les auteurs isolent des segments artériels d’1 mm de diamètre environ provenant de vaisseaux collatéraux de l’artère circonflexe gauche et aussi de l’artère coronaire descendante antérieure gauche, non occluse.

On constate que les fragments artériels coronaires provenant des porcs miniatures préalablement opérés et soumis aux exercices physiques diffèrent de ceux qui proviennent des porcs miniatures opérés et restés sédentaires. L’augmentation sous l’effet de la bradykinine des taux de Ca2+ endothéliaux et des taux de NOx dans les parois vasculaires est plus prononcée chez les animaux soumis à des exercices physiques que chez ceux qui sont restés sédentaires. De même, une étude utilisant la technique d’immunoblot montre que les taux de NO synthase endothéliale (eNOS) sont significativement plus élevés dans les vaisseaux collatéraux circonflexes des animaux soumis aux exercices physiques que dans ceux des animaux restés sédentaires.

Ces travaux apportent une contribution à la compréhension des mécanismes d’adaptation des vaisseaux coronaires sur cœur occlus faisant suite aux exercices physiques réguliers. Ils font apparaître une nouvelle fois le rôle joué dans un tel processus par une accentuation de la production locale d’oxyde nitrique NO. [These data provide new insights into exercise training-induced adaptations in cellular mechanisms of nitric oxide regulation in collateral-dependent coronary arteries of chronically occluded hearts that contribute to enhanced nitric oxide production].  

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Nitrates et magnésium

Chiu, H.F., Tsai, S.-S., Wu, T.-N. and Yang, C.-Y. (2010) Colon cancer and content of nitrates and magnesium in drinking water. Magnesium Research 23, 1-9.

(voir l'abstract ici)

Les études épidémiologiques ayant cherché à déterminer s’il existe ou non un lien entre les teneurs en nitrates de l’eau de boisson et le risque d’apparition du cancer du côlon sont, semble-t-il, à ce jour, au nombre de cinq. Entre la teneur en nitrates de l’eau de boisson et l’incidence du cancer colique, l’une d’elles conclut à une association statistique positive (Gulis et coll., 2002). Les quatre autres ne détectent pas d’association statistique significative (Morales et coll., 1993 ; Yang et coll., 2007 ; De Roos et coll., 2003 ; Mc Elroy et coll., 2008).

Trois études épidémiologiques ont, de même, cherché à déterminer s’il existe ou non un lien entre les apports alimentaires en magnésium et le risque d’apparition du même cancer. Deux études ont conclu à une association statistique négative (Larsson et coll , 2005 ; Folsom et coll., 2006). La troisième ne détecte pas d’association significative (van den Brandt et coll., 2007).

En comparant les dossiers de 3 707 patients décédés entre 2003 et 2007 de cancers du côlon à ceux de 3707 patients témoins décédés, pendant la même période, de pathologies autres, les auteurs taiwanais se proposent de déterminer si les taux en magnésium de l’eau de boisson ont le pouvoir ou non de modifier l’éventuel lien entre les taux en nitrates de l’eau de boisson et le risque du cancer du côlon.

Globalement, ils ne trouvent pas de lien évident entre la teneur en nitrates de l’eau de boisson et la mortalité par cancer du côlon. Les teneurs moyennes en nitrates de l’eau de boisson sont respectivement de 1,984 et de 1,922 mg NO3- l-1 chez les patients avec et sans cancer du côlon.

Par contre, lorsqu’ils sélectionnent les sujets consommant une eau de boisson à la fois riche en nitrates (entre 2,5 et 12,6 mg NO3- l-1) et pauvre en magnésium (<9,36 mg l-1), le risque d’apparition de cancer du côlon leur apparaît multiplié par un facteur avoisinant les 50% (Odds ratio : 1.47).

Les auteurs concluent que les données qu’il leur a été possible de recueillir suggèrent que les taux de magnésium dans l’eau de boisson ont le pouvoir de modifier les effets des expositions aux nitrates sur le risque d’apparition du cancer du côlon [In summary, our data suggest that Mg in drinking water modified the effets of nitrate exposure on colon cancer risk].

Ils se disent cependant conscients des limites de leur étude. Les taux de nitrates et de magnésium retenus dans l’étude sont ceux de l’eau de canalisation urbaine au lieu de résidence pendant la seule année 1990. Des facteurs susceptibles de jouer un rôle comme la plus ou moins grande consommation de viandes et de graisses ou la plus ou moins grande activité physique n’ont pas été pris en considération. D’autres études [future studies] sont envisagées.

Commentaires du blog

L’intérêt de cette étude peut être discuté.

Qu’il s’agisse des nitrates ou du magnésium, on observe que, dans leur étude, les auteurs taiwanais ne prennent en compte qu’une fraction tout à fait minoritaire des apports.

Les teneurs en nitrates de l’eau de boisson consommée par les patients étudiés sont faibles : en moyenne 1,95 mg NO3- l-1, alors que des légumes comme les salades ou les betteraves contiennent habituellement entre 1000 et 3000 mg NO3- kg-1 et que les apports alimentaires en nitrates sont habituellement estimés aux alentours de 70 mg NO3- jour-1.

On sait qu’en outre, les nitrates sont l’objet d’une synthèse endogène permanente, comprise, au repos, entre 45 et 70 mg NO3- jour-1. Cette synthèse endogène augmente encore à l’occasion des efforts physiques et des activités sportives.

De même, les teneurs en magnésium de l’eau de boisson consommée par les patients de l’étude sont modestes : en moyenne, 11,2 mg l-1, alors que celles d’aliments comme les légumes verts, les fruits, les noix ou certaines céréales sont beaucoup plus importantes (une banane est réputée apporter à elle seule 45 mg de magnésium) et que les apports quotidiens, ou habituels ou recommandés, sont compris entre 300 et 350 mg jour-1.

On a peine à imaginer qu’un enseignement fiable puisse être obtenu à partir de données si fragmentaires.

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Système nitrite-NO et système cœur-vaisseaux

Tota, B., Quintieri, A. M. and Angelone, T. (2010) The emerging role of nitrite as an endogenous modulator and therapeutic agent of cardiovascular function. Current Medicinal Chemistry 17, 1915-1925.

(voir l'abstract ici)

Chez le mammifère, le principal agent vasodilatateur du système cardiovasculaire est l’oxyde nitrique NO, ou monoxyde d’azote. De nature gazeuse, ce messager [gaseous messenger] fut d’abord considéré comme simple agent paracrine: on pensait que ses effets ne pouvaient s’exercer qu’à stricte proximité du site de synthèse. Dans un deuxième temps, on se rendit à l’évidence: ses activités peuvent, également, avoir lieu à distance du site de synthèse, selon un mode dit, non plus paracrine, mais endocrine.

Une question se pose. Comment les effets de l’oxyde nitrique NO peuvent-ils avoir lieu à distance? L’attention se porta sur divers médiateurs possibles, telles la N-nitrosoalbumine, la S-nitrosohémoglobine, la fer-nitrosyl hémoglobine, avant que soit établi que l’anion nitrite NO2- constitue, en réalité, dans l’organisme, le plus grand réservoir physiologique d’oxyde nitrique NO, en même temps d’ailleurs qu’il sous-tend diverses réponses biologiques.

70% des ions nitrite NO2- plasmatiques proviennent d’une synthèse endogène, sous l’effet des NO synthases (NOSs), principalement de la NO synthase endothéliale (eNOS), tandis qu’une partie de cette réserve en oxyde nitrique provient des apports exogènes alimentaires en nitrates NO3- (eau de boisson, légumes), après un cycle entéro-plasmatico-salivaire et une réduction des nitrates salivaires (NO3- → NO2-) par les bactéries de la cavité buccale.

Dans cette revue, les auteurs italiens (Université de Calabre) présentent l’état des connaissances concernant ces réponses biologiques induites par les nitrites et dépendantes du NO [NO-dependent nitrite-induced biological responses]:

- vasodilatation en condition hypoxique

- inhibition de la chaîne respiratoire mitochondriale

- accentuation de la tolérance à l’ischémie-reperfusion par cytoprotection

- régulation de l’expression des protéines et des gènes.

Ils insistent particulièrement sur les importantes actions cardiovasculaires des nitrites, en condition tant physiologique que pathologique:

- contrôle régional et systémique du flux sanguin, que ce soit en condition physiologique ou en état d’ischémie-reperfusion,

- effet sur les processus de contraction et relaxation du myocarde, avec possibles implications thérapeutiques

- réduction des nitrites sous l’effet de la myoglobine cardiaque; au même titre que l’hémoglobine, cette dernière joue, dans l’organisme, un rôle de nitrite réductase.

Les auteurs italiens attirent enfin l’attention sur l’intérêt qu’il convient de porter à l’étude de l’action de l’ion nitrite sur le cœur de modèles animaux bien particuliers: ceux des poissons et des amphibiens. Ce type d’études donne lieu à de remarquables aperçus sur les fonctions «ancestrales», chez les vertébrés, du système nitrite-NO, et à d’intéressantes déductions en physiologie humaine.

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Liens entre nitrates et santé

Guéguen, L. et Pascal, G. (2010) Le point sur la valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique. An update on the nutritional and health value of organic foods. Cahiers de nutrition et de diététique 45, 130-143.

(voir le résumé ici)

Les auteurs sont membres, l’un et l’autre, de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et de l’Académie d’Agriculture de France (AAF).

Comme son titre l’indique, l’article, écrit en français, a pour but de faire le point sur la valeur nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique. Intégrant une centaine de nouvelles références, il se propose d’actualiser le rapport de l’Agence Française des Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) de 2003.

En 2003, le rapport de l’AFSSA concluait de la manière suivante: «L’ensemble des données examinées dans le cadre de cette évaluation a montré, de manière générale, peu de différences significatives, et reproductibles, entre la composition chimique des matières premières issues de l’agriculture biologique et celle [des matières premières] issues de l’agriculture conventionnelle».

Après avoir consulté les nouveaux travaux à leur disposition, les auteurs de l’article confirment la position de 2003: «Globalement, les faibles différences observées entre aliments issus de l’agriculture biologique (AB) et aliments issus de l’agriculture conventionnelle (AC) n’ont aucune répercussion significative sur la nutrition et la santé ».

A l’intérieur de cet article, l’intérêt de notre blog se porte sur un chapitre de quatre-vingt lignes précisément consacré aux nitrates.

Sa lecture nous apprend que «peu d’études rigoureuses récentes ont porté sur les facteurs de variation des nitrates des légumes». «Elles confirment des teneurs plus faibles en AB pour la laitue et le cresson, la pomme de terre (-11%) et le raisin noir. L’étude la plus importante a porté sur 27 variétés d’épinard, légume accumulateur de nitrates, et a confirmé des teneurs plus élevées d’environ 75% en moyenne en culture conventionnelle, mais avec des écarts importants entre cultivars».

Quelles que soient les différences ainsi enregistrées entre les teneurs en nitrates des légumes AB et celles des légumes AC, et leur plus ou moins grande importance selon les cas, les auteurs conseillent, vu les progrès des connaissances scientifiques dans le domaine des liens nitrates – santé, de prendre un recul approprié:

«De nombreux arguments fournis par L’hirondel dès 1993 permettent en effet de remettre en cause la toxicité des nitrates. Ils ont été confirmés par des études et revues ultérieures». […]

«Il serait d’ailleurs paradoxal de vanter les vertus des légumes pour la santé et de suspecter la toxicité des nitrates que presque tous contiennent».

«Les nitrates ne sont pas toxiques et les seuls risques qu’ils présentent résultent de leur réduction en nitrites, surtout chez les nourrissons (cas très rares de méthémoglobinémie dans de mauvaises conditions d’hygiène), et de la formation de nitrosamines cancérigènes dans le tube digestif (peu probable, surtout en présence de vitamine C simultanément apportée par les fruits et légumes). Selon l’European Food Safety Authority (EFSA), l’effet carcinogène des nitrates des légumes n’a jamais été démontré et ne devrait pas être mis en avant pour contrecarrer leur consommation».

«Au contraire, de nombreux travaux publiés depuis une décennie mettent l’accent sur les effets bénéfiques  des nitrates sur la santé, bien décrits dans la récente revue de Hord et al. (2009)».

Les auteurs citent, entre autres, les «effets bactériostatique, bactéricide […] et immunoprotecteur» des nitrates «dans la sphère oro-gastro-intestinale» et la «prévention de l’hypertension artérielle et des troubles cardiovasculaires» à laquelle on sait maintenant qu’ils contribuent.

Commentaire du blog

Comme l’ont montré un certain nombre de rubriques de ce blog, en particulier celles qui ont été consacrées à l’analyse de l’article de Tamme et coll. (7, 11 et 14 mai 2010), les «mauvaises conditions d’hygiène», évoquées ci-dessus, qui favorisent la transformation des nitrates des légumes en nitrites, sont celles qui font franchir et dépasser le seuil bactériologique (105 à 107 germes par ml).

A l’inverse, quelles que soient leurs teneurs dans le végétal, les nitrates des légumes ne sont absolument pas transformés en nitrites si les conditions d’hygiène sont correctement respectées et si, de ce fait, le nombre de bactéries dans la soupe de légumes reste inférieur au seuil de 105 germes par ml. Il en va de même pour un biberon préparé avec de l’eau contenant des nitrates et du lait en poudre. Dans toutes ces conditions de bonne hygiène bactériologique, le risque de méthémoglobinémie du nourrisson reste nul.

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Thrombocytémie, thromboses, hydroxyurée et NOx

Cella, G., Marchetti, M., Vianello, M., Panova-Noeva, M., Vignoli, A., Russo, L., Barbui, T. and Falanga, A. (2010) Nitric oxide derivatives and soluble plasma selectins in patients with myeloproliferative disorders. Thrombosis and Haemostasis 104, 151-156.

(voir l'abstract ici)

Affections myéloprolifératives, la polyglobulie primitive (polycythemia vera ou PV) et la thrombocytémie essentielle (ET) donnent lieu, l’une et l’autre, à des modifications endothéliales pathologiques. Par ailleurs, les complications thrombotiques sont fréquentes.  

Les auteurs italiens (Padoue et Pergame) étudient les taux plasmatiques en nitrates et en nitrites (NOx) chez 14 patients atteints de polyglobulie primitive ou maladie de Vaquez, chez 18 patients atteints de thrombocytémie essentielle et chez 19 sujets témoins en bonne santé.

Vérifiés à jeun, les taux plasmatiques moyens en NOx des patients atteints de polyglobulie essentielle ou maladie de Vaquez (polycythemia vera ou PV) sont supérieurs à ceux des sujets témoins (6 nM versus 4.3 nM). Le traitement cytostatique par hydroxyurée (HU) ne retentit que peu sur les taux plasmatiques en NOx; les données ne montrent pas, en effet, de différence vraiment significative en présence ou en absence de traitement.

De même, vérifiés à jeun, les taux plasmatiques moyens en NOx des patients atteints de thrombocytémie essentielle (TE) sont, du moins globalement, supérieurs à ceux des sujets témoins (8.3 nM versus 4.3 nM). Mais, chez ces patients, le traitement cytostatique par hydroxyurée (HU) exerce une forte influence sur le taux plasmatique en NOx. Le taux plasmatique moyen en NOx est 8 fois plus élevé chez les patients recevant un traitement par hydroxyurée que chez ceux auxquels le médicament n’est pas prescrit: respectivement, 11.5 nM et 1.4 nM.

Chez les patients atteints de thrombocytémie essentielle (ET) et qui ne reçoivent pas de traitement cytostatique antimétabolite par hydroxyurée (HU), la production d’oxyde nitrique par les plaquettes est altérée; le taux moyen en NOx est bas: 1.4 nM. Par contre, lorsque ces mêmes patients reçoivent un traitement par hydroxyurée (HU), leur taux plasmatique en NOx augmente de manière marquée: en moyenne, 11.5 nM. Ches ces patients, l’hydroxyurée (HU) exerce ainsi un effet stimulateur sur la synthèse endogène en oxyde nitrique; cet effet semble expliquer, au moins en partie, le rôle préventif connu du traitement antimétabolite à l’égard des complications thromboemboliques de cette affection plaquettaire [The effect of HU on NOx levels may contribute to the well known ability of HU to prevent thromboembolic complications in ET patients. – HU-mediated increase of NOx levels could represent an additional antithrombotic mechanism of this drug].

Commentaire du blog

L’hydroxyurée (HU) est également connue pour diminuer la fréquence des phénomènes thrombotiques chez les patients atteints de polyglobulie essentielle (PV). Dans cet autre cadre pathologique, à la différence de ce qui s’observe chez les patients atteints de thrombocytémie essentielle (ET), l’action antithrombotique de l’hydroxyurée (HU) semble faire intervenir des mécanismes indépendants de l’oxyde nitrique NO et de ses dérivés, nitrates et nitrites.  

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Nitrates et cancer de la thyroïde

Ward, M.H., Kilfoy, B.A., Weyer, P.J., Anderson, K.E., Folsom, A.R. and Cerhan, J.R. (2010) Nitrate intake and the risk of thyroid cancer and thyroid disease. Epidemiology 21, 389-395.

(voir l'abstract ici)

La rubrique du 12 janvier 2010 rappelait que l’ion nitrate NO3- inhibe de manière compétitive l’action de la protéine qui assure le transport couplé des ions sodium et iodure dans la glande thyroïde: le «symporteur sodium-iodure» ou NIS (sodium/iodine symporter); avec Pearce et Braverman (2009), elle faisait néanmoins observer que, constatée à des doses pharmacologiques, cette inhibition restait encore à vérifier aux niveaux d’exposition physiologiques.

Depuis 1980, l’incidence du cancer de la thyroïde a tendance à augmenter aux Etats-Unis. Beaucoup pensent qu’une telle augmentation de fréquence n’est que la simple traduction d’une meilleure détection diagnostique. D’autres, comme les auteurs de l’article ici présenté, n’excluent pas l’intervention de facteurs environnementaux.

Pour vérification, ils présentent une étude épidémiologique effectuée chez un nombre important de femmes américaines. Par un questionnaire voisin de celui d’une rubrique précédente (21 avril 2010), et envoyé par voie postale en 1986, ils évaluent les apports alimentaires en nitrates de 41 836 femmes. Trois ans plus tard, en 1989, à l’aide d’un questionnaire complémentaire, ils évaluent les apports en nitrates provenant de l’eau de boisson chez 21 977 (soit 53 %) d’entre elles.

Entre 1986 et 2004, 40 femmes appartenant à cette population développent un cancer de la thyroïde. De même, pendant ce laps de temps, 3151 et 1009 cas d’hypothyroïdisme et d’hyperthyroïdisme sont, respectivement, répertoriés.

La confrontation des données permet quelques constatations:

- Par comparaison avec des teneurs inférieures, le risque de cancer thyroïdien est augmenté lorsque le taux de nitrates dans l’eau d’adduction publique est supérieur à 10,9 mg NO3- l-1 (P = 0.02), ou lorsque la teneur en nitrates de l’eau d’adduction publique dépasse 22,15 mg NO3- l-1 pendant plus de cinq ans (P = 0.040).

- Par comparaison avec des apports moindres, les risques de cancer thyroïdien et d’hypothyroïdisme sont augmentés (indépendamment l’un de l’autre) lorsque les apports alimentaires quotidiens en nitrates NO3- excèdent 182 mg (P respectifs = 0.046 et 0.001).

Conscients des limites de leur travail, les auteurs citent par exemple:

- le faible nombre (40) de cancers de la thyroïde inclus dans l’étude,

- des critères diagnostiques d’hyperthyroïdisme ou d’hypothyroïdisme assez rudimentaires [Our analysis of thyroid conditions was limited to self-reported medication use for these prevalent conditions].

- un calcul des apports en nitrates par les eaux de boisson prenant exclusivement en compte les eaux d’approvisionnement du lieu de résidence en 1989.

Selon eux, d’autres études sont souhaitables, avec un nombre plus important de cas de cancer thyroïdien, et avec des critères diagnostiques d’hyper- ou d’hypothyroïdie plus élaborés.

Commentaire du blog

Nous proposons trois remarques:

- Qu’elles procèdent par voie postale ou par téléphone (Cf. rubrique du 21 avril 2010), les investigations rétrospectives par questionnaire n’ont sans doute pas la fiabilité désirable.

- Dans l’enquête présentée par les auteurs, les teneurs en nitrates des eaux de boisson sont faibles ou modérées. Parmi les 28 patientes qui consomment une eau d’adduction publique et développent un cancer de la thyroïde, 15 d’entre elles (soit 54%) consomment, en fait, une eau d’adduction publique dont le taux de nitrates NO3- est inférieur à 10,9 mg NO3- l-1, se situant donc bien au-dessous de la concentration maximale réglementaire: 45 mg NO3- l-1 depuis 1962 aux Etats-Unis, 50 mg NO3- l-1 depuis 1980 en Europe.

- La faille principale de ce genre d’études est d’omettre de prendre en considération la synthèse endogène en nitrates, tout à la fois continue, importante et variable dans le temps en fonction des activités. Comme nous le savons, une nette augmentation de la synthèse endogène en nitrates accompagne les séjours en altitude et les activités physiques ou sportives. La synthèse endogène en nitrates vient s’ajouter en permanence aux apports exogènes (Cf. rubriques du 30 octobre, du 4 novembre, du 21 novembre,  du 4 décembre 2009 et du 21 avril 2010).

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Nitrates et nitrites après charge en lipides

Derosa, G., Ferrari, I., D’Angelo, A., Salvadeo, S.A.T., Fogari, E., Gravina, A., Mereu, R., Palumbo, I., Maffioli, P., Randazzo, S. and Cicero, A.F.G. (2010) Effects of a standardized oral fat load on vascular remodelling markers in healthy subjects. Microvascular Research 80, 110-115.

(voir l'abstract ici)

Les analyses de sang auxquelles recourt le corps médical pour vérifier l’état de santé des patients sont le plus souvent réalisées à jeun; sont ainsi, par exemple, mesurées glycémie, cholestérolémie et triglycéridémie. Pourtant, comme le font remarquer les auteurs italiens […we live the most part of our lives in a post-prandial condition], nous passons une portion non négligeable de notre vie en condition post-prandiale.  

Leur étude consiste à vérifier chez 286 sujets en bonne santé différents paramètres sanguins 3, 6, 9 et 12 heures après une charge orale en graisse d’environ 1 gramme par kilo de poids. Ils vérifient glycémie, cholestérolémie, triglycéridémie, et aussi les taux d’adiponectine, de métalloprotéinase-2, de métalloprotéinase-9.

Ils vérifient également, dans les mêmes conditions, les taux plasmatiques de nitrates et de nitrites NOx (NO3-+ NO2-).

Tandis que le taux plasmatique de triglycérides augmente nettement, doublant à la sixième heure, le taux plasmatique de NOx diminue de façon significative; il baisse de 11% à la troisième heure, de 18% à la sixième heure, de 27% à la neuvième heure, pour remonter ensuite légèrement, la baisse par rapport au taux de départ n’étant plus, à la douzième heure, que de 15%.

Cette baisse du taux plasmatique des nitrates et des nitrites (NOx) dans les heures qui suivent une charge orale en graisse pourrait être la conséquence d’une diminution de leur synthèse, elle-même consécutive à une diminution d’activité de la NO synthase endothéliale (eNOS). En résulteraient, dans ces circonstances, une moindre formation d’oxyde nitrique NO d’origine endothéliale, et des conséquences désavantageuses au long cours pour l’état vasculaire [Nitrites/nitrates reflect nitric oxide of mainly endothélial origin and their decrease is an indirect marker of endothelial stress and a potential cause of nitric oxyde synthesis decrease from the endothelium].

Commentaire du blog

Certes, comme les auteurs le font remarquer, cette étude ne tient pas compte des apports exogènes en nitrates susceptibles de provenir, par ailleurs, de la charge orale lipidique.

Mais comme ces éventuels apports exogènes en nitrates n’auraient pour effet que d’atténuer la baisse enregistrée des teneurs plasmatiques en NOx, leur prise en compte ne modifierait pas le sens du message.  

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